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Kimagure orange road/max et compagnie

 
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Feanor
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MessagePosté le: Mar 25 Mar - 00:19 (2008)    Sujet du message: Kimagure orange road/max et compagnie Répondre en citant

I love Madoka ! Suki sa ! Madoka, on t'aime ! Madoka ti vogliamo bene ! (du calme, là-bas, au fond !).
 
 
 Voici l'extrême diversité des réactions recueillies à l'égard de cette série mémorable : "Kimagure Orange Road", et cela, dans toutes ses langues de diffusion.  
 
La trame paraît pourtant simple. Kyosuke, Kurumi et Manami KASUGA sont dotés d'étranges pouvoirs de télékinésie et de téléportation hérités de leur clan.  
 
Malheureusement, ces pouvoirs sont souvent utilisés de manière inconsidérée par les jeunes filles, obligeant leur père (leur mère n'étant plus) à des déménagements réguliers, ainsi qu'à dissimuler l'existence de ces pouvoirs.  
 
Kyosuke va tomber, dès le premier jour, amoureux d'une créature de rêve : Madoka AYUKAWA qui va peu à peu répondre à cette affection. 
 
 Mais une de ses meilleures amies, Hikaru HIYAMA, au caractère extraverti, tombe éperdument amoureuse de Kyosuke. 
 
 D'où un triangle amoureux peu ordinaire qui va, par là même, créer un grand nombre de situations... très intéressantes.  
 
Kimagure Orange quoi ?  
 
En Japonais, "Kimagure" veut dire "capricieux", ce qui ne nous en dit pas beaucoup plus sur le titre. 
 
 Autour de celui-ci s'érige un mystère assez profond, à tel point qu'aucune des approches occidentales ne l'a encore analysé au-delà de son sens premier et matériel : la série serait dénommée ainsi de cette façon simplement parce qu'une partie de l'action se déroule dans le bar Abcb, situé sur le célèbre "Orange Road", ce qui ne nous dit pas pourquoi elle a été nommée ainsi.  
 
De plus, à quoi se réfère le qualificatif "capricieux" ? Sous quel sens prendre "Orange Road" ? Est-ce la route orangée ou bien la route à l'orange ? 
 
 Il ne s'agit pas là, comme certains pouraient le croire, d'un point de détail : bien qu'il soit fréquent au Japon d'utiliser la langue anglaise dans de nombreuses dénominations, il est plus rare de mélanger japonais et anglais.  
 
Et si l'auteur l'a fait, c'est pour profiter des avantages que lui offraient chacune des langues utilisées. L'adjectif "Kimagure" est un élément à la fois de la personnalisation de la route, et d'identification de celle-ci avec les personnages qui la parcourent.  
 
En effet, les jeux de rivalité qui vont se jouer sont des caprices d'adolescents : caprices de Hikaru qui colle à Kyosuke, caprice de Kyosuke qui refuse de choisir, caprice de Madoka qui se montre à la fois froide envers Kyosuke et aide Hikaru, caprices enfin de tous les personnages secondaires. 
 
 Si on prend le titre au premier degré, "capricieuse route orange", il aurait plutôt tendance à vous faire songer au doux chemin de l'adolescence qui disparaît comme un coucher de soleil diffusant une lumière orangée les unissant dans la contemplation...  
 
Si on considère plutôt le deuxième sens, on obtient quelque chose de tout aussi satisfaisant : le goût de l'orange.  
 
Pour le saisir, il faut comprendre le symbolisme Japonais qui se cache derrière, non pas l'orange, mais le citron. 
 
 Ce fruit, par son acidité, évoque les premières expériences d'amour physique qui sont sensées porter ce même goût - au sens figuré - le laissant gravé dans la mémoire. 
 
 Ainsi, la plus célèbre série de DA érotique Japonais s'appelle "Cream Lemon", et met toujours en scène des jeunes filles d'un très jeune âge. 
 
 Eh bien voilà ! L'orange, c'est seulement un citron au goût moins acide, plus sucré. Autrement dit, si dans KOR on n'est pas dans un érotique, on en est pas loin.  
 
Pourquoi avoir déformé en Europe un titre aussi recherché en une traduction bancale ?
 
 
 Il est vrai que les responsables des unités de production Européennes nous répondraient en choeur qu'ils ne sont pas payés pour ça, et c'est vrai qu'en examinant leur salaire, on comprend leur manque de zèle. 
 
 En Italie, le titre s'est brutalement métamorphosé en "E quasi maggia Jonny" (c'est presque de la magie, Jonny). 
 
 Ah que ouais, et même que ça sonne mieux en français : "c'est presque du camembert, Albert". 
 
 Il paraît maintenant évident que le styliste littéraire ayant pondu ce titre ne devait pas encore avoir bu son café et à dû croire à un remake de 'Merlin l'enchanteur". 
 
 Analysons sa démarche : il a donc commencé par le nom du personnage principal (Jonny), a rajouté qu'il s'agissait de magie et, en se rendant compte, pendant son Lavazza, que sa première impression n'était pas la bonne, à inséré un "presque" (mieux vaut ne pas prendre de risques...) et le tour est joué.  
 
Le public n'aurait jamais rien connu des atroces manipulations subies par le titre original... Tout le public ?...  
 
Non, car un petit groupe d'irréductibles Latins - Animefans - résiste encore... (j'ai déjà entendu ça quelque part...).  
 
La raison de la "puérilisation" des titres, vous la connaissez, c'est la même que d'habitude : le public auquel est destiné la série en Europe a perdu 4 ans par rapport à celui auquel elle était destinée initialement.  
 
Notre public est jugé trop fragile pour voir de telles obscénités (comprenez par là qu'on lui diffuse de la culture Japonaise). 
 
 Le problème se pose d'autant plus que l'acquisition est faite par la Fininwest (Cf AL. 6) et que les sponsors refusent toute série non destinée à des fillettes en bas âge.  
 
Le titre est aménagé en France et vous le connaissez tous, "Max et Compagnie" avec le même générique qu'en Italie, les mêmes coupures et quelques erreurs en plus, mais nous y reviendrons. 
 
 Remarquons au passage le fait que les titres des multiples pays de diffusion semblent se focaliser sur des sujets différents : les pouvoirs surnaturels en Italie et le soap-opéra en France. Peut-être cela était-il dû à la mode... et au hasard.  
 
Informations  
 
Que dire d'autre, pour présenter la série, qu'elle est composée de 48 épisodes qui ont été diffusés au rythme habituel - un par semaine - les lundis du 06/04/87 au 07/03/88 sur NTV (Nippon TV).
 
 
 
Elle est réalisée par le studio Pierrot pour la Toho avec des artistes ayant pour la plupart déjà travaillé sur des séries célèbres. 
 
 Ainsi, on retrouve, sous la coupe de Osamu KOBAYASHI, le kyakuhan (scénariste), Kenji TERADA, le sakkan (superviseur des dessins définissant le style de l'épisode), Masako GOTO et le "chief director" (directeur artistique) Schichiro KOBAYASHI. 
 Le très célèbre Furuya Toru a été choisi pour doubler Kyosuke.  
Il a jusqu'à maintenant prêté sa voix à des personnages de la Japanimation depuis le célèbre Hyuma HOSHI dans "Kyojin no Hoshi" ("l'Etoile des Giants", une ancienne série TV contant les aventures d'une équipe de base-ball).  
 
Pour leur part, Hiromi Tsuru prête sa voix douve et suave à Madoka, et  Eriko Hara, à celle de Hikaru Hiyama.  
 
Enfin, bien sûr, nous retrouvons l'archi-connue character designer que nous avons maintes fois présentée depuis l'Anime Land n°2, Akemi TAKADA qui est, pour les cancres du fond qui auraient oublié, la créatrice des personnages de Urusei Yatsura (Lamu), Maison Hikkoku (Juliette, je t'aime), ainsi que de nombreuses magicals girls (les cancres sont-ils toujours au fond ? NDLR).
 
 
 Elle déclara au 10ème Anime Grand Prix : "... J'ai fait beaucoup d'anime pendant de nombreuses années, mais je n'ai encore jamais eu la chance de gagner un premier prix. 
 
 C'est pour moi un magnifique cadeau".  
Le fait que ce soit Akemi TAKADA qui ait signé cette série est la fois une formidable chance et le plus grand motif de désarroi des fans.  
 
En effet, l'ensemble des illustrations présentées dans les art-books, posters ou produits dérivés ne sont que de magnifiques fresques aux teintes pastels.  
 
Seulement voilà : le peuple se plaint de n'avoir que très peu d'illustrations au "cellulo", telles que présentées à l'écran. 
 
 Il nous faudra donc nous résigner, celles-ci étant très rares. 
 
 L'autre problème posé est qu'en voyant les illustrations, aucune idée claire du DA n'est donnée (hé non, il ne s'agit pas de pastels animés). 
 
 D'autre part, cette série accuse déjà une certain âge. Mis à part le fait que certains produits dérivés correspondants soient quasiment introuvables, les bandes-sons des DA paraissent usées et n'existent pas en stéréo, ni même en son "purifié" (entendez par là remixé, filtré) pour les premiers épisodes.  
Autrement dit, la qualité technique de ce qui est encore disponible est, malgré l'apparition des supports tels le Laser Disque Vidéo, nettement en-deçà des productions actuelles.  
 
La série au Japon  
 
Sur quelles bases peut bien reposer la série KOR ? Elle est précisément délimitée entre deux genres : le soap opéra et les magicals girls.
 
 
 Le soap opéra, c'est tout le côté sentimental, le triangle amoureux et son évolution (encore de la géométrie amoureuse... NDC). 
 
 Le style magical girls apparaît en quelque sorte dans les pouvoirs extraordinaires dont sont dotés les membres de la famille KASUGA. De plus, l'antagonisme de ces deux genres se fait sentir quand on constate un aspect totalement inhabituel du soap opéra, venant directement directement du genre "magical girl" :  
 
les épisodes ne se suivent pas directement, même s'il y a en effet une évolution globale. 
 
 Il peut s'agir d'un pari très risqué si on considère que l'intérêt de séries telles que "Maison Ikkoku" (Juliette, je t'aime) réside dans le fait que le spectateur est tenu en haleine d'un épisode à l'autre. 
 
 C'est là l'une des principales réalisations de KOR : une innovation décisive sans précédent, un cocktail de genres très prometteurs. 
 
 Le DA présente pourtant d'énormes défauts, dont l'animation (en raison d'un budget relativement faible) est certainement en dessous de celle des bonnes séries de l'époque.  
 
Dessins et musiques laissent souvent à désirer [Note du webmaster : Pas d'accord avec cette affirmation].  
 
Quant aux scénarii, même le plus inconditionnel des fans reconnaîtra qu'ils sont parfois un peu faibles, et que le schmilblic (ou le "bazar", pour nos amis Belges) met parfois son temps à se déschmilbliquer (ou à se "débazarder" pour nos amis Belges). 
 
 En bref, si cela n'avait été pour d'autres éléments, cette série n'aurait jamais atteint un tel degré de popularité.  
 
KOR présente une approche assez différente de celle opérée. En effet, s'agissant à la base d'une histoire de sentiments mettant en jeu des adolescents, le spectateur pourait s'attendre à une analyse psychologique assez profonde à la Rumiko TAKAHASHI.  
 
C'est loin d'être le cas, la série se montrant très paradoxale sur cet aspect. En effet, les épisodes commencent vraiment après une introversion, celle de Kyosuke. 
 Ses pensées en voix off sont plusieurs fois reprises par "l'effet photo" unique à cette série où l'écran se fige et se transforme en cliché photo (sans doute en hommage au père de Kyosuke, Takashi KASUGA, qui est photographe). 
 
 Pourtant, l'apparence est trompeuse et les pensées du jeune garçon sont bien trop floues (un flou artistique ?) et imprécises pour nous faire comprendre autre chose que le superficiel.  
 
Ce n'est qu'un prétexte : vu au travers de cet adolescent inexpérimenté, ses amies n'en sont que plus incompréhensibles (ah, les filles...).  
 
L'aspect intérieur, s'il est présent, n'est pas l'intérêt principal de la série, d'autant plus qu'il est lent à évoluer. 
 
 Grâce à ce subterfuge, l'intérêt est en partie tourné vers l'apparence des personnages qui devient parlante et c'est là qu'intervient le chef d'oeuvre Madoka AYUKAWA et qu'apparaît la plus grande intelligence de la série.  
 
 
Madoka AYUKAWA (
)
 
 
Alors que la série avait du mal à s'imposer au public Japonais, (classée 8ème avec 3,8% des voix au 10ème Anime Grand Prix, Madoka a remporté haut-la-main le titre de
meilleur personnage féminin de l'année avec 14,6% des voix, . Elle joue donc le difficile rôle de pilier central de la série.  
 
Il s'agit du personnage le plus intéressant et le plus fascinant qui y soit présenté.  
 
Comment expliquer un tel engouement ? Madoka représente sans nul doute une alliance parfaite entre tous les critères modernes internationaux de beauté.  
 
Il faut en effet souligner le fait qu'après la guerre, la confrontation entre le monde Japonais et l'occident a donné naissance à de nouveaux standards de beauté, d'où par exemple, les grands yeux stéréostypés et constellés d'étoiles dans les shojo mangas. 
 
 En ce sens, Madoka est le chef-d'oeuvre d'Akemi TAKADA.  
 
Elle présente de magnifiques grands yeux d'un vert intense, ainsi que de longs cheveux d'un noir profond symbolisant son caractère et dont les reflets varient souvent en fonction de son humeur.
 
 
A cet égard, il est intéressant de noter la première version de ce personnage dans le manga, aux cheveux beaucoup moins longs et plus épaix, ne produisant pas du tout le même effet. 
 
 D'autre part, on remarquera dès le début quelques mèches rebelles latérales censées être en rapport avec son caractère.  
 
Celui-ci est non moins fascinant d'ailleurs. Initialement, Izumi MATSUMOTO, l'auteur du manga, voulait en faire un personnage mauvais.  
 
Pourtant, en suivant les conseils de son éditeur, il fera en sorte, par la suite, que cette méchanceté ne soit qu'une apparence.  
 
D'ailleurs, il l'en remerciera par la suite. 
 
 Ainsi, on y découvre la tendresse cachée de son coeur pour tout son entourage, ainsi que son extraordinaire force physique.  
 
En réalité, elle est aussi capricieuse et sa jalousie transparaît souvent, bien que ses sentiments semblent la plupart du temps masqués par des murs infranchissables.  
 
Et c'est le mystère entourant Madoka qui semble être l'un de ses principaux attraits, comme le souligne le courrier des lecteurs du manga. 
 
 Qu'aime-t-elle en Kyosuke ? Sa faiblesse ? Son air stupide de garçon maladroit sans défense ? Est-ce son premier amour ? Ou alors, devons-nous en conclure que l'on ne peut déchiffrer l'amour ?  
 
Alors que son indifférence aurait pu faire d'elle une anti-héroïne, nous parvenons à dévoiler en elle une personnalité vulnérable.  
 
Cette faiblesse fait d'elle un personnage humain. 
 Si nous y rajoutons son étonnante maturité (ponctuée par une peur de l'irrationnel, la rendant encore plus réaliste), ainsi qu'un corps de déesse apparaissant fugitivement à plusieurs reprises dans la VO, sans compter le soin particulier porté à sa tenue vestimentaire, on comprend le regroupement devant l'écran de l'ensemble des adolescents Japonais (et même Européen, bien que l'on se contente de moins) amoureux de cette créature de rêve.  
 
Madoka exerce une personnification puissante et moderne d'un mythe cher à l'inconscient collectif (et en particulier Japonais) : celui de la lotita sex-symbol dotée d'une sensibilité extraordinaire. Ainsi, ses fans ne se lasseront sans doute jamais d'admirer l'ensemble colossal de ses pin-up.  
 
Kyosuke KASUGA (
)
 
 
Personnage central du triangle amoureux, l'interprétation de son rôle peut avoir de nombreuses variations lorsque l'on passe d'une série à l'autre. Dans la VO, ce n'est pas le personnage principal, il laisse cet honneur à la fascinante Madoka.
 
 
En revanche, dans la version "puérilisée" qui nous a été présentée, en raison d'une Madoka paraissant trop difficile à comprendre pour un enfant, le DA est à nouveau modifié pour essayer de placer Jonny/Max en personnage principal ("Elémentaire, mon cher Watson..."). 
 
 Dans tous les épisodes, le DA commence par l'introversion de Max. En quoi ses pensées peuvent-elles bien nous influencer ? 
 
 En effet, on peut se poser cette question car son trait de caractère dominant est, comme le met en valeur l'épisode 25, son indécision.  
 
Le design de son personnage le montre : ses cheveux partent un peu dans tous les sens et son expression habituelle trouve sa source dans sa béatitude, lui interdisant de blesser moralement et physiquement qui que ce soit.  
 
Physiquement, il est très certainement doté d'une certaine beauté, ne pouvant échapper aux personnages d'Akemi TAKADA, ainsi que d'une obsession maniaque pour les filles, goût fatal banni de la version Européenne. 
 
 En effet, celui-ci passe le plus clair de son temps à rêver que celles-ci se deshabillent pour lui, ce qui est légèrement au-dessus des pensées d'un adolescent moyen et mentalement sain.  
 
Fondamentalement, comme le disent les fans de la série, Kyosuke est un crétin... 
 
 Mais ils s'empressent de rajouter qu'il s'agit d'un crétin gentil, plein de bonnes volontés et sans défense, ce qui lui vaut la sympathie de Madoka (Messieurs, vous savez ce qu'il vous reste à faire).  
 
Dans un tel contexte, ses pouvoirs constituent une parodie flagrante du mythe de "Superman", à savoir qu'avec de grands pouvoirs viennent de grandes responsabilités.  
 
L'histoire de KOR, c'est aussi celle du jeune garçon passant de l'état de pantin manipulé (Cf épisode 35) à celui d'homme volontaire et sûr de lui-même, sous l'effet bénéfique de Madoka, douce thérapie. 
 
 Il est aussi intéressant de constater que Kyosuke omet le "chan" qu'il devrait ajouter à son nom, conformément à la coutume, lorsque l'on parle à une jeune fille. Ceci peut soulever la question de savoir qui des deux aurait le plus besoin d'un "chan" à son nom. 
 
Hikaru HIYAMA (
)
 
 
C'est sans doute la moins importante des trois.
 
 
 Elle remplit un rôle d'effet parasite, de barrière à l'amour des deux autres. Il s'agit d'un personnage totalement extraverti et hypersensible contrastant avec le caractère réservé de Kyosuke et Madoka. 
 
 C'est la raison pour laquelle ces derniers ne peuvent se résoudre à lui faire de la peine. 
 
 
 Elle est très capricieuse et fait en sorte d'obtenir tout ce qu'elle veut. 
 
 Elle se montre par là même égoïste car elle ne fait attention qu'à ce qui la concerne personnellement.  
 
Mais surtout, elle est très amoureuse et on peut se demander son origine.  
 
Sans doute a-t-elle été terriblement impressionnée par Kyosuke à son arrivée, alors qu'elle recherchait un petit ami. Il est si différent des autres...  
 
Hikaru est le personnage le plus immature. 
 
 Du moins en apparence, car lorsque l'on apprend qu'elle n'a que treize ans, on peut se poser des questions. 
 
 De même, Kyosuke et Madoka n'en ont que quinze et font preuve d'une étonnante maturité pour leur âge. 
 
 Il ne faut sans doute pas prêter trop grande attention à ce genre de détail, car à propos de leurs personnages, les Japonais ont fortement tendance à surestimer leurs capacités (on ne citera que l'exemple des Chevaliers d'Athéna, pour les connaisseurs).  
 
Remarquons au passage la grande réussite du désign du personnage de Hikaru, même si elle n'arrive pas à la hauteur d'une Madoka. 
 
 Elle aussi figure sur de nombreuses illustrations d'Akemi TAKADA. 
 
 A l'opposé des deux autres personnages, sa coiffure n'est pas rebelle mais au contraire, toute simple et tenant parfaitement.  
 
Peut-être est-ce un moyen d'indiquer que mise à part sa grande extraversion, il s'agit d'une jeune fille tout à fait normale, pas aussi exceptionnelle que les deux autres.  
 
La série TV 
 
Contrairement à certaines autres séries, si Kimagure Orange Road présente de très sérieuses lacunes, elle a au moins le mérite de proposer des épisodes qui sont inconstablement de petits chef-d'oeuvres. En outre, l'évolution se fait en général dans un sens plutôt positif.  
 
Au départ, les dessins sont peu précis et la mise en place du contexte se révèle relativement lente. 
 
 Dans un premier temps, apparaît la fascination de Kyosuke pour Madoka, qui s'établit définitivement avec la jalousie, dans l'épisode 11 ("Le mariage").  
 
Parallèlement, Hikaru établit avec Kyosuke dcs liens qui s'affirment en gradations dès l'épisode 4 ("Une terrible méprise").  
 
Ce triangle amoureux s'achève totalement dans l'épisode 13 ("Un nouveau style") au cours duquel Kyosuke invite Hikaru au concert. 
 
 La suite de cette série n'est qu'une succession de jalousie, de quiproquos au travers des personnages secondaires qui apparaissent peu à peu à la manière de la série Urusei Yatsura (Lamu, ).  
 
Les situations improvisées offrent une originalité indéniable par rapport aux autres soap-opéra, à savoir, l'existence de pouvoirs surnaturels.  
 
Pour ne citer que quelques exemples, Kyosuke et ses soeurs sont télékinésistes, et Kazuya, leur petit cousin qui n'a que cinq ans, est quant à lui télépathe.  
 
Peu à peu, l'histoire se centre sur les pouvoirs de la famille Kasuga et les scénarii regorgent de situations abracadabrantes provoquées ou résolues par ces interventions surnaturelles. 
 
 La série prend alors de l'indépendance voire même beaucoup d'aisance au travers d'épisodes parodiques comme le numéro 40 ("Tap Gun") où un épisode 12 ("Un départ imprévu") d'un niveau musical excellent.  
 
La série s'achève, hélas, comme une comédie à quatre sous (mais ce n'est que l'avis de l'auteur... NDC) où interviennent de remarquables paradoxes temporels (épisodes 47 : "Voyage dans le passé" et 48 : "Les dimentions temporelles").  
 
La série en Italie  
 
En 1987 et 1988, nous étions alors en plein âge d'or de la Finiwest (voir Anime Land n°6), et la célèbre Alessandra Valeri-Manera achetait depuis son Italie natale toutes les séries nippones sans violence ou bien sans robots. 
 
 Kimagure Orange Road ne fit pas exception à la règle et se retrouva en Italie sur les chaînes de Berlusconi.  
 
Comme on aurait pu s'y attendre, la série fut une des plus censurées de ces dernières années.  
 
Bien sûr, ce n'étaient pas des censures à la AB Productions, mais tout de même ! 
 
 Systématiquement, parmi les scènes, on trouve les saignements de nez, les regards un peu trop insistants de Kyosuke sur la poitrine de Madoka, les scènes en petites tenues, même si la charmante personne n'est qu'en maillot de bain et (est-ce bien nécessaire de le signaler ?)  
 
les chansons chantées en Japonais. Ajoutez une petite accélération de dix pour cent d'une partie des génériques pour être synchro avec l'horaire "pub"... Il y a franchement comme quelque chose en moins.  
 
Ici, un tableau du timing des dernières diffusions complètes de la série KOR en France par rapport à la version originale non censurée.  
 
Si nous considérons le seul épisode 22 de la série ("La jalousie"), on peut s'apercevoir qu'ont été censurées : le première scène où Kyosuke a du mal à quitter des yeux la poitrine de Madoka, une scène au cinéma, celle où Laura (Yukari) s'approche de Kyosuke en le poussant contre la porte, et enfin, la chanson finale qui est annoncée n'apparaît même pas (ouiiin !!).  
 
En conséquence, il ne reste que quatorze minutes, montre en main, sur les vingt-deux existant à l'origine. 
 
 Et on est un peu perdu face aux accusations que porte Kyosuke contre Madoka, à savoir que celle-ci fréquente d'autres hommes, du fait que les scènes en sous-entendu ont disparu.  
 
Dans la version Italienne, deux épisodes se sont carrément volatilisés, les 35 et 37èmes. Le numéro 37 ("Une amie de coeur") a cepandant réintégré sa place pour la diffusion Française, mais l'épisode 35 ("Appareil photo pour pervers") n'a pas eu cette chance...  
 
Il était question d'un pauvre Kyosuke hypnotisé par ses soeurs et réduit à un simple exécutant de leurs ordres les plus fous.  
 
Ainsi, ce charmant jeune homme se transforme en voleur de petites culottes chez Hikaru et est envoyé pour photographier Madoka... nue !!  
 
Difficile de faire ici une liste exhaustive des multiples censures, à vous de vous amuser un peu en cherchant à les retrouver ! A tout cela, s'ajoutent plusieurs erreurs dans les doublages avec la version originale, mais également entre les versions Françaises et Italiennes.  
 
Quant aux génériques Italiens et Français d'Alessandra Valeri-Manera chantés par Christina d'Avena ou Claude Lombard, ils ressemblent à tous ceux de la chaîne, soit un peu simplistes, si vous voyez ce que je veux dire !... Mais que voulez-vous, il faut bien vendre !  
 
"Au commencement était le Verbe"  
 
Et pour Kimagure Orange Road, le "Verbe" fut le manga créé par Izumi Matsumoto.
 
 
Celui-ci fut publié dans les Shonen Jump à partir de 1984. A cette époque, ce dessinateur n'était qu'un illustre inconnu, un jeune débutant qui avait quitté sa ville natale, Toyama, pour se consacrer au Rock'n Roll. Il est aujourd'hui l'auteur de ce manga en dix-huit volumes.  
 
Le style de départ est relativement imparfait : peu d'arrière-plans et de décors, des personnages très - trop - stylisés, un trait linéaire proche du style caricatural. 
 
 Dieu, merci ! le style va évoluer en s'inspirant d'autres auteurs comme Mitsuru Adachi dans les "effets S.D." et Rumiko Takahashi pour la clarté du trait.  
 
De même, certains délires, comme l'irruption quasi-systématique d'un couple d'amoureux transits dans chaque épisode (Ushiko et Umao), sont tout droit tirés des plus banals mangas comiques existants sur le marché.  
 
Autre particularité, il fait intervenir des personages d'autres séries comme Yumi et Manami dans le volume 13, Kamisennin (Tortue Géniale) dans le volume 15 ou Lamu dans le volume 5.  
 
Mais il se surpasse dans les ombrages et les techniques de mise en page un peu particulières dans les derniers volumes.  
 
De son design original Madoka ne gardera que quelques mèches rebelles, et sur la couverture du volume n°7, elle a presque atteint la physionomie que lui donnera Akemi Takada. 
 
 De là, elle ne cessera de se rapprocher de celle que nous connaissons, d'autant que les travaux de la série animée commencent au milieu de l'année 1986... Mais ici, difficile de déterminer les apports respectifs des deux dessinateurs.  
 
Si la série et le manga se ressemblent beaucoup, ceux-ci sont loin d'être semblables et même, on pourrait dire que seuls les personnages sont très ressemblants.  
 
De nombreux épisodes TV sont en fait des montages des épisodes du manga légèrement modifiés 
 
. En outre, toute l'oeuvre d'Izumi Matsumoto est bien loin d'être totalement utilisée, et il y aurait largement de quoi faire une seconde série, notamment en animant les chapitres où intervient le personnage d'Akane, la cousine métamorphe de Kyosuke. 
 
 Réciproquement, certains épisodes TV ne sont pas originaires du manga et sont forts excellents.  
 
L'adaptation est généralement très bien réalisée.  
 
Mais au fur et à mesure que le manga avance, celui-ci devient de plus en plus osé.  
 
On remarque cependant un changement, si ce n'est une baisse de qualité sur la fin, en particulier sur les quarante-cinq dernières pages qui furent rajoutées par la suite. 
 
 Il est à noter que Katsushiro Otomo a aidé à certains dessins de ce volume. La fin du manga diffère de celle de la série. 
 
O.A.V.  
 
1) Pilote  
 
Parler de KOR comme d'une série qui commence par le premier épisode, serait pour le moins hypocrite.
 
 
En effet, quelques mois auparavant, était sorti un pilote produit par Jump Vidéo. 
 
 Et même si l'équipe est totalement différente, ce film se révéla être un banc d'essai pour la série.  
 
Le scénario, pour un oeil averti, n'est autre qu'un pot-pourri de chapitres permetttant de "tester" certains personnages.  
 
L'histoire : Madoka, Kyosuke, Hikaru, Kazuya (Paul) et Yusaku (Marc) partent en vacances au bord de la mer, à Okinawa.  
 
Ils commencent par faire de la planche à voile.  
 
Puis ensuite, se répète la scène où Kazuya et Yusaku décident de créer un méli-melo entre les chambres afin de discréditer Kyosuke.  
 
Suit la scène où ce dernier et Madoka se retrouvent coincés dans une grotte sous-marine. Et pour finir, un flashback à la scène du grand escalier.  
 
Son style peut surprendre les connaisseurs de la série.  
 
En effet, bien que certains storyboards ont dû être réemployés par la suite, les couleurs sont beaucoup moins vives, presque fades, les formes moins nettes, et les détails moins fouillés. 
 
 Tous ces aspects ne sont pas forcément des défauts, mais retirent une certaine expressivité aux personnages, et de la séduction dans la si merveilleuse Madoka.  
 
La bande sonore, très différente, n'a cepandant pas un grand intérêt... Et puis, le scénario n'est pas aussi sérieux que ce qui suivra.  
 
Ainsi, des caracters design aux voix, en passant par une interprétation plutôt comique du manga, tout subira des modifications avant d'être adapté à la télévision sous la forme que nous connaissons.  
 
2) Les bronzés aiment l'orange  
 
Après un film qui dénaturait totalement la série, il s'avérera que les fans n'étaient toujours pas satisfaits, entendez par là, pas suffisament exploités commercialement.
 
 
 La Toho s'aperçut vite que ce qui correspondait le mieux à cette série en tant que suite, ce n'était pas des films, mais des épisodes de vingt à vingt-cinq minutes... même si beaucoup reprochaient à la série ses dessins approximatifs et son animation limitée.  
 
La solution était toute trouvée : la commercialisation sous forme d'OAV de nouveaux épisodes.  
 
C'est ainsi que le 15 février et le 15 mars 1989, deux OAV réalisées par la même équipe et présentant les mêmes caractéristiques au niveau styliste sont rendues disponibles à la location puis à la vente quinze jours plus tard.  
 
Toutes deux confiées aux bons soins du studio Pierrot par la Toho, leurs génériques sont ceux du CD Sound Color 3. 
 
 Les dessins gagnent beaucoup en couleurs, de la diversité des tenues et des coiffures d'Ayakawa. En somme, deux mini-épisodes très bien réalisés et un peu plus osés que la version télévisée.  
 
Le premier des deux, "Shiroi Koibitotachi" ("Les amoureux des neiges"), se déroule aux sports d'hivers. 
 
 Nous commençons par être projetés dans une salle de bain où Madoka et Hikaru sont en train de s'amuser... toutes nues. Kyosuke passe devant la porte, par hasard... Ils passent ensuite une soirée dans le chalet entourés de tous leurs compagnons habituels, pendant que le grand-père de Kyosuke leur raconte quelques vieilles légendes de fantômes.  
 
Le lendemain, Kyosuke et Madoka se retrouvent seuls après une division en petits groupes.  
 
Alors que la descente se déroule pour le moins normalement, ils entrent dans une zone d'avalanche... et ce qui devait arriver arriva : échappant de peu à la catastrophe, ils se retrouvent pris au piège dans une grotte.  
 
Là, comme dans un rêve, Madoka commence à se deshabiller, mais quand Kyosuke s'approche, il se reçoit une giffle magistrale qui le fait revenir, bien malgré lui, à la réalité.  
 
Soudain, les images d'une vieille légende leur reviennent en mémoire.  
 
Les phénomènes surnaturels se succèdent au grand désarroi de Madoka, alors qu'ils revivent les événements d'un drame ancien, avant de se retrouver face au fantôme d'une jeune fille, celle de la légende. Madoka et Kyosuke se retrouvent suspendus au rebord d'un gouffre au-dessus d'un lac de lave.  
 
Mais à l'inverse du drame, le jeune homme ne lache pas sa bien-aimée et se laisse tomber avec elle...  
 
Les deux jeunes gens se réveillent allongés dans la neige au dehors. 
 
 Etait-ce un rêve ou la réalité ? Ce qui est sûr, cependant, c'est que la malédiction qui pesait sur les deux amants des temps anciens s'est levée par la bravoure et l'amour qui unit Kyosuke à Madoka.  
 
Cette OAV mêle un nouvel élément à la trame : le surnaturel incontrôlable par le héros.  
 
Globalement, il laisse légèrement à désirer en raison de la pauvreté de l'intrigue et ce même défaut est à déplorer dans l'OAV suivante également.  
 
Dans "Hawaïan suspens" ("Suspense à Hawaï"), le trio se retrouve seul sur une plage d'Hawaï.  
 
Alors que Hikaru retourne à l'hôtel pour prendre le porte-monnaie de Kyosuke, celle-ci se fait enlever : les auteurs du rapt l'ont confondue avec la fille d'un roi du pétrole. 
 
 Madoka et Kyosuke partent aussitôt à sa recherche et suivent la trace des kidnappeurs jusqu'à un bateau, le Blue Dolphin. 
 
 Mais là, ils seront emprisonnés. Seule consolation, ils retrouvent la petite Hikaru. 
 
 En s'enfuyant, ils vont se lancer dans une folle poursuite. L'épisode se termine en queue de poisson avec une voiture qui fonce sur nos trois amis. Madoka saisit l'arme qu'ils avaient récupérée et tire.  
 
Certes, ici, le suspense est poussé très loin, bien au-delà de ce que pouvaient attendre les fans.  
 
Et si le comique a été laissé de côté, il ne faut cependant ne pas regarder cette OAV de façon négative. 
 
 La finalité de ces deux OAV semble n'être qu'un exercice de style aussi bien sur le plan des scénarii que de l'animation et des couleurs.  
 
En réalité, cela reste très peu fructueux, ces épisodes n'ont pas la même originalité, la même diversité scénaristique, ni la même intelligence qui avaient fait la popularité de la série.  
 
C'est ainsi que par la suite, tirant les leçons de ces expériences, il ne sera question que d'approfondir l'ancien style.  
 
3) Les cartes postales en couleurs  
 
Le 27 décembre 1989 et le 1er février 1990, deux nouvelles "Color postcards" devaient sortir avec deux nouveaux génériques : "Choose me" (générique de début) et "Tokidoki Blue" (générique de fin).  
 
Au niveau musical, pas de rupture ni de nouvelles superstars. Pour le premier générique, les images sont ni plus ni moins que la n-ième réutilisation de la scène du grand escalier, mais cette fois en noir et blanc avec un aspect de vieillissement de la pellicule.  
 
Ceci pour marquer le retour au style premier de la série, mais en même temps, souligner que ce style est dépassé, car amélioré. La nostalgie qui s'en dégage plaira à beaucoup.  
 
Le second générique (de fin) est très simple : sur un fond bleu ciel puis rose, défilent simultanément le staff et le images de Madoka et Hikaru dans différentes tenues et positions.
 
 
 Le seul "hic" consiste dans le fait que ces images soient parmi les plus belles jamais conçues pour la série - certains vont jusqu'à émettre l'idée qu'elles auraient été dessinées par Haruhiko Mikimoto (Cf Anime Land n°3).  
 
La première OAV, "Waghai na neko de attari osakana de attari" ("Je suis un chat, je suis un poisson"), est tirée des situations d'un roman de Natsume Soseki.  
 
Alors que le grand-père montre à ses petites-filles (Kurumi et Manami) comment utiliser le pouvoir d'une vieille corde magique (qui provoque la permutation entre deux esprits), Jingoro essaie vainement d'attraper le poisson dans son aquarium.  
 
Kyosuke fait irruption dans la pièce, se posant des questions sur la vie des animaux.  
 
Là, il se met à chahuter avec Manami au moment où le chat attrape l'aquarium et fait bondir le poisson hors de l'eau... Kyosuke et le poisson (ayant touché chacun une partie de la corde) échangent leur personnalité.  
 
Le corps du poisson tombe justement dans les bocaux d'un marchant ambulant (passant dans la rue). Hikaru et Madoka qui attendaient Kyosuke (à la fête foraine) vont alors s'acharner à essayer de l'attraper, et c'est Madoka qui y arrive, d'autant que le poisson va tomber juste entre ses seins.  
 
Là, Manami et Kurumi "déboulent", bafouillent des explications, et vont attraper tous les poissons pour essayer de retrouver celui qui contient l'esprit de Kyosuke.  
 
Mais celui-ci se trouve en fait dans la chambre de Hikaru (tapissée de photos de Kyosuke).  
 
Alors que l'opération de recherche se poursuit, Jingoro et le poisson se heurtent (toujours par l'intermédiaire de la corde magique) et nous avons droit à un nouvel échange des esprits. 
 
 Alors que Kyosuke s'enfuit vers la maison de Ayukawa dans son nouveau corps de chat, il percute Madoka qui renverse par inadvertance une bouteille de vin sur son doux pelage blanc prenant une immédiatement une bizarre coloration rose.  
 
Hikaru, rejoignant sa meilleure amie, se voit follement attirée par le félidé dont l'attitude lui rappelle étrangement son "darling". 
 
 Les deux jeunes filles décident de garder le chat pour la nuit et lui demandent de choisir, tout aussi étrangement, avec laquelle des deux il veut "dormir" (warglaaaah...). Finalement, Kyosuke restera avec Madoka dont il découvrira les aspects les plus intimes de sa vie.  
 
Pendant ce temps, la famille de Kyosuke entame un rituel magique pour lui permettre de rejoindre son véritable corps à distance...  
 
Madoka endormie, notre chat découvre qu'elle a laissé le gaz ouvert.  
 
Prévenue à temps de l'incident, elle va embrasser le chat sans se douter qu'elle va donner son premier baiser à Kyosuke... qui au dernier moment rejoint son corps humain (bouh, bouh !) et embrasse sa soeur, ce qui lui vaudra la plus belle des raclées.  
 
La seconde OAV, considérée en générale comme la meilleure, se nomme "Hurricane ! Henshin Shojo Akane" ("Ouragan ! Akane, jeune fille métamorphe").
 
 
 Tout commence alors que Kyosuke se réveille avec une Hikaru nue dans son lit (Aie !).  
 
Paniqué, il bondit pour découvrir qu'il ne s'agit que d'une farce de sa cousine Akane...  
(celle-ci possède en effet le pouvoir d'influencer les esprits des autres afin de se montrer vis-à-vis d'eux sous l'apparence de son choix). 
 
 Kyosuke et Akane finissent par sortir pour aller se promener dans le jardin public.  
 
Sur le grand escalier, il rencontrent Komatsu (Alex) et Hatta (Isidore).  
 
Là, Akane se "transforme" en une Hikaru très affectueuse, mais Kyosuke lui fausse compagnie en se téléportant.  
 
Rencontrant Madoka, Akane va tomber follement amoureuse de la jeune fille, et va monopoliser tout son temps allant même jusqu'à remplacer Kyosuke dans une partie de tennis. 
 
 Jalouse des sentiments de Madoka pour Kyosuke, elle va utiliser ses pouvoirs pour discréditer le jeune homme (à la piscine) et y réussit en partie...  
 
Madoka finit par aller se saouler en discothèque où, avec Akane, elles se font attaquer par des voyous. 
 
 L'intervention déchaînée de Kyosuke règle tant bien que mal la situation.  
 
Et les deux amis se réconcilient. Cette OAV aura tellement de succès qu'elle sera même diffusée au cinéma. 
 
 Les dessins et surtout la plastique d'Akane sont un must (si l'auteur pouvait essayer de parler Français de temps en temps... NDC) et la richesse des scenarii d'antant est enfin retrouvée.  
 
4) Quand les stars s'en mèlent  
 
Après cette petite prouesse, KOR présentait encore quelques défauts non négligeables.  
 
Le style était parfait, le dessin était devenu plus sérieux s'adressant à un public plus âgé, alors que les personnages vieillissaient également. 
 
 A ceci s'ajoutait la disparition de l'effet photographique.  
 
Mais il demeurait le fait que les épisodes n'étaient pas assez longs.  
 
En outre, le niveau musical n'avait pas connu de sensible évolution. L'accent fut mis sur tous ces points encore dans l'ombre, quand le premier mai et le premier juin 1990 sortent deux nouveaux épisodes portant le titre de "Koi no Stage Heart on Fire - Haru wa Idol & Star Tango" ("Scènes d'amour, Coeur de Feu" - "Au printemps naissent les Stars").  
 
L'histoire tourne autour du même groupe de rock que l'on avait rencontré dans la série et dont Yukari est toujours la chanteuse.  
 
Kyosuke, après un appel de Madoka, va la rejoindre en moto au studio d'enregistrement.  
 
Il croise Hikaru et ses deux soeurs distribuant des tracts pour le spectacle "Talent Scout Caravan" au cours duquel devrait apparaître le chanteur Mitsuru Hayata.  
 
Ayant retrouvé Madoka, celle-ci lui explique que le groupe va jouer pour la première partie du spectacle en tant que jeune espoir de la musique. A cet instant, un sentiment de jalousie effleure l'esprit de Kyosuke imaginant sa tendre amie dans les bras de la star.  
 
En sortant, il se heurte à Mitsuru Hayata qui tentait vainement d'échapper à une foule d'admiratrices déchaînées. 
 
 Mais à travers le choc, les deux jeunes gens échangent leur personnalité.  
 
Et Kyosuke/Mitsuru est attaqué par la horde de groupies qui fondait sur lui.  
 
l ne s'en sortira que grâce à l'intervention de la jeune Shuiri Shimasu, amie d'enfance de la vedette. 
 
 Cette dernière est très amoureuse de lui, mais sur la route de la gloire, Mitsuru la quelque peu délaissée. 
 
 De son côté, Mitsuru (dans le corps de Kyosuke) comprend rapidement sa chance quand Hikaru l'aborde par un magnifique "Darling".  
 
Cependant, il n'arrivera pas à profiter de la jeune fille, et tombe rapidement sous le charme de Madoka. Finalement, Kyosuke et Mitsuru pourront réintégrer leur corps respectif dans le studio en ayant chacun beaucoup appris sur la fille qu'ils aiment.  
 
La seconde partie de cette histoire débute sur un rêve prémonitoire au cours duquel Mitsuru révèle sur scène les pouvoirs extraordinaires de la famille Kasuga.  
 
Réveillé et peu rassuré, Kyosuke se rend sur les lieux du concert où il retrouve Yukari blessée et emmenée en ambulance. Le groupe a ainsi perdu sa chanteuse et devant l'insistance de chacun, Madoka finit par accepter de la remplacer.  
 
Pendant ce temps, Kyosuke, contraint d'utiliser la téléportation, réussit à rejoindre Mitsuru, mais n'obtient rien de cet être égoïste qui ne compte pas retarder le début du concert pour attendre Madoka encore à l'hôpital avec Yukari.  
 
Ecoeuré par cette attitude, Kyosuke part à vélo chercher la jeune fille bloquée dans les embouteillages, alors que le groupe commence à monter sur scène devant un public de plus en plus impatient.  
 
Exaspérée, Madoka tente de se rendre vers l'enceinte du stade en courant, et manque de se faire renverser par un autobus en rejoignant Kyosuke.  
 
Ce dernier, profitant de l'évanouissement de Madoka, se télétransporte jusque dans les coulisses... et arrive à vélo sur scène.  
 
Le concert est un succès, et quand vient le tour de Mitsuru, celui-ci fait un mea culpa public avouant sa propre irresponsabilité et son amour pour Shuiri, refusant par-là son rôle de super star.  
 
Le public reste assez indécis devant de telles révélations, mais sous l'impulsion d'Hikaru, la foule explose d'applaudissements.  
 
Ainsi finit une histoire où les sentiments sont disséqués, analysés au travers des situations "exceptionnelles" que vivent les personnages et leurs propres réflexions au sujet des gens qui les entourent.  
 
Enfin, ne nous quittez pas, c'est presque fini !  
 
En effet, le studio Pierrot reprit une nouvelle fois la Route Orange pour une nouvelle série d'OAV - la dernière jusqu'à présent. Celles-ci sortirent dans le commerce le 18 janvier 1991.  
 
Cette fois-ci, problème ! La Toho, trouvant que le série avait vécu, conféra aux OAV un budget minimal (presque dérisoire). Résultat : une animation largement inférieure à celle de la série elle-même. 
 
 Une série de plans fixes ou presque... Quant au style, il a perdu les couleurs vives et contrastées qui en faisaient une légende, pour des tons ternes et passe-partout.  
 
On n'y retrouve plus ni le charme, ni rien d'autre d'ailleurs.  
 
Mis à part quelques nouvelles BGM et un nouveau générique de fin "Mou hitotsu no yesterday" chanté par Wada Kanako. Ce générique n'étant rien d'autre qu'une série de trois portraits crayonnés sur des fonds changeant de couleur. Ah, vraiment... le pouvoir de l'argent.  
 
La première OAV, "Rouge no Dengon" ("Un message de Rouge"), nous présente le père de Madoka qui fait une représentation de la symphonie Italienne de Mendelssohn en ville.
 
 
Se rendant dans les coulisses, Madoka voit son père embrasser une autre femme que sa mère qui n'est pas venue (en fait, il s'agit d'un malentendu digne de la série : c'était juste une histoire de poussière dans l'oeil !).  
 
Quand elle apprend que  son père ne rentrera pas la nuit, elle décide de s'enfuir, laissant un message écrit au rouge à lèvres sur sa glace. 
 
 Elle va alors passer une nuit plutôt intéressante avec Kyosuke, seule avec lui dans la résidence où il habite, avant que la belle ne rentre.  
 
La deuxième OAV, "Igakenai Situation" (Une situation dangereuse"), nous montre le retour d'Akane, mais cette fois-ci, ses amies d'école sont avec elle.  
 
Et celles-ci ne veulent pas croire qu'elle est intéressée par les garçons. Alors, bien qu'elle ait toujours des vues sur Madoka, elle prie Kyosuke de se comporter comme son petit ami, et le couple se met à faire des tas de choses pour le prouver. 
 
 Une nuit, chez Akane, celle-ci a un peu bu et décide de prouver une fois pour toute à ces pimbèches qu'elle a raison en couchant avec Kyosuke ! Mais à ce moment-là, Madoka, Kurumi et Manami arrivent pour faire une petite visite. A vous d'imaginer la suite...  
 
KOR est une série qui brille par son intelligence, son originalité et ses magnifiques personnages.  
 
Au Japon, toutes les illustrations de Madoka et autres se sont arrachées (et maintenant sur Internet), sans compter le grand succès de tous les LD : la série en 12 volumes, les OAV ou encore les music version qui contiennent une demi-heure de clips chacun. 
 
 Malgré aussi l'énorme potentiel encore latent, fixé dans le manga, la série a vécu. 
 
 Elle restera gravée triomphalement dans les mémoires, ne serait-ce parce que tout a été fait pour permettre de refaire de nouvelles suites.  
 
En effet, la série s'achève par un aveu d'amour.  
 
Bien que les personnages semblent plus adultes, les OAV font comme si cet aveu n'avait jamais eu lieu, un peu comme dans le cas d'une dimension parallèle. 
 
 Le manga ne se termine pas non plus de la même manière.  
 
Quant au film ("Ano Hi ni Kaeritai" - "Je voudrais revenir à ce jour-là"), là aussi, petit problème : le fait que les Kasuga n'y utilisent pas de pouvoirs fait penser à un autre monde, conventionnel.  
 
Mais en y repensant, le spectateur se rend compte qu'à aucun moment, ils n'ont eu besoin de les utiliser. A lui d'en tirer les conséquences...  
 
 
Conclusion  
 
 
Aux USA, la série s'est faite remarquer chez les fans en premier lieu grâce à sa magnifique bande sonore, en général classée en seconde position après Bubblegum Crisis, puis grâce aux pin-up de Madoka.
 
 
 Aujourd'hui, la série va vraiment renaître grâce à l'intervention de Animeigo qui a lancé la diffusion des OAV, les épisodes et le premier film sous-titré en Anglais. C'est VAP qui diffuse le second film "Shin KOR".  
 
En Europe, la série fut l'un des meilleurs best-sellers de la Finnivest.  
 
Elle est encore aujourd'hui rediffusée en Italie où elle compte acquérir une nouvelle jeunesse : les OAV y ont été très récemment doublés et sont prêts pour une diffusion télévisée.  
 
Mais le problème est toujours le même : des 22 minutes initiales de l'OAV "Hurricane ! Henshi Shojo Akane", par exemple, il ne reste plus que 13 min et 47 secondes.  
 
De même, étant donné la mort récente d'une chaîne bien aimée de tous (La 5, en avril 1992), la France a été laissée durant des années à l'écart d'une renaissance de cette série.  
 
Ajout  feanor : 
 
Ce n'est qu'en février 1996 que sont enfin sortis en France le premier film long métrage et les premières OAV de KOR.  
 
Puis, deux ans plus tard, en janvier 1998, c'est au tour du manga d'être édité. Toujours la même année, la chaîne satellite TMC a lancé la rediffusion des épisodes (hélàs encore censurés) et sera suivi par une autre chaîne satellite, Mangas. 
 
 En septembre 2000, le premier coffret intégral des épisodes TV 1 à 32 en VF (censurés) sort enfin commercialement en France.  
 
En 2001, le second coffret avec les épisodes 33 à 48 (sauf 35) est sorti.  
 
En 2004, les DVD de la série TV en VF et en VOSTF sont sortis.  
 
En 2005, les OAV et le film long métrage de KOR et Shin KOR sortirent à leur tour. Nous disposons également à cette date des trois romans Shin KOR traduits en français.  
 
Désormais, seuls l'épisode-pilote (1985) et les clips de KOR ("Kimagure Orange Road Music Version" (Futari no koi no Repertory) - 1988) restent à sortir commercialement. 
 
Chère Madoka Ayukawa, au nom de tous les lecteurs  du forum ::  
 
" ON T'AIME ! ! !  " :)  
 


Ce dossier KOR est Copyright © Anime Land - 1992
Kimagure Orange Road est Copyright © Izumi Matsumoto/Shueisha/NTV/VAP/Toho/Studio Pierrot - 2005

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Dernière édition par Feanor le Mar 8 Avr - 22:41 (2008); édité 1 fois
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MessagePosté le: Mar 25 Mar - 00:19 (2008)    Sujet du message: Publicité

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MessagePosté le: Mar 25 Mar - 14:15 (2008)    Sujet du message: Re: Kimagure orange road/max et compagnie Répondre en citant

Feanor a écrit:
 

smiley2 Moi qui connaisais pas ba maintenant je suis incolable sur le sujet ^^ smiley7  
smiley5 Comment ne pas l'etre avec totu les details smiley6  
Gros bisous smiley10 Desir 
 
 
smiley14  


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MessagePosté le: Mar 1 Avr - 11:42 (2008)    Sujet du message: Kimagure orange road/max et compagnie Répondre en citant

smiley6 mdr oui ce D.A étais pas très connu en françe ; malgré des qualitées évidentes ;)

il as quand même fait les beaux jours de la 5^^ en attendant celas reste un très bon dessins animé a découvrir^^
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MessagePosté le: Mar 8 Avr - 22:50 (2008)    Sujet du message: Kimagure orange road/max et compagnie Répondre en citant

Apres quelques tites recherches voici quelques openning et chanson de kimagure , vous allez voir , certains sont de vrais perles !!!!!!!

Allez y  moi sa ma catapulté des années en arriere , j'espere que sa vous plairas autant qu'a moi





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MessagePosté le: Aujourd’hui à 09:51 (2017)    Sujet du message: Kimagure orange road/max et compagnie

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