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~~~~Conte japonais~~~~

 
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MessagePosté le: Dim 2 Mar - 20:59 (2008)    Sujet du message: ~~~~Conte japonais~~~~ Répondre en citant

                                                                   ~~~~A telle âme telle arme~~~~


"Le sabre est l'âme du samouraï ", nous dit l'une des plus vieilles maximes du bushido, la Voie du guerrier. Symbole de virilité, de loyauté et de courage, le sabre est l'arme favorite du samouraï. Mais dans la tradition japonaise le sabre est plus qu'un symbole philosophique : c'est une arme magique.

Il peut-être maléfique ou bénéfique selon la personnalité du forgeron et du propriétaire. Le sabre est comme le prolongement de ceux qui le manient, il s'imprègne mystérieusement des vibrations qui émanent de leur être. Selon la vision l'antique religion shinto, la fabrication d'un sabre est une véritable alchimie où l'harmonie intérieure du forgeron est plus importante que ses capacités techniques.

Avant de forger une lame, le maître armurier passait plusieurs jours en méditations variées, puis il se purifiait en procédant à des ablutions d'eau froide. Revêtant des vêtements blancs, il se mettait alors au travail, dans les meilleurs conditions intérieures pour donner naissance à une arme de qualité.
Masamune et Murasama étaient d'habiles armuriers forgerons qui vivaient au début du XIV siècle. Tous les deux forgeaient des sabres d'une très grande qualité. Murasama, au caractère violent, était un personnage taciturne et inquiétant. Il avait la sinistre réputation de forger des lames redoutables qui poussaient leurs propriétaires à de sanglants combats ou qui, parfois, blessaient son porteur.

Ces armes eurent très vite la réputation d'être assoiffées de sang et furent tenues pour maléfiques. Par contre Masamune était un forgeron d'une très grande sérénité qui se livrait à un rituel de purification systématiquement pour forger ses lames. Elles sont considérées comme les meilleures du pays. Un homme, qui voulait tester la différence de qualité entre les modes de fabrication des deux armuriers, plaça un sabre de Murasama dans un cours d'eau. Chaque feuille dérivant à la surface, qui touchait la lame, fut coupée en deux.

Ensuite, un sabre fabriqué par Masamune fut placé dans le cours d'eau. Les feuilles semblaient éviter la lame. Aucune d'elles ne fut coupé, elles glissaient toutes intactes, le long du tranchant comme si celui-ci voulait les épargner. L'homme rendit son verdict : " La Murasama est terrible, la Masamune est humaine!"


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MessagePosté le: Dim 2 Mar - 20:59 (2008)    Sujet du message: Publicité

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MessagePosté le: Dim 2 Mar - 21:04 (2008)    Sujet du message: Re: ~~~~Conte japonais~~~~ Répondre en citant

                                                                               Asari



A l'âge de 27 ans, Yamaoka Tesshu, qui était déjà un expert de sabre réputé, combattit avec Asari Matashichiro, lui aussi sabreur célèbre. Cette rencontre fut brève car Asari désarma rapidement son jeune adversaire.

Bouleversé Yamaoka connut une détresse sans borne parce qu'il réalisa combien il manquait de maturité spirituelle. Motivé par cette rencontre, il redoubla d'efforts pour se consacrer entièrement à l'entraînement au Kenjutsu (Art du sabre) et à la méditation (Zazen). Désirant mettre à l'épreuve le niveau qu'il avait atteint après dix ans de cette pratique intensive, il rencontra de nouveau Asari.

Au cours de ce second combat, il sentit combien son adversaire le dominait
et, paralysé par la maîtrise qui se dégageait d'Asari, il refusa de poursuivre le combat et reconnut sa défaite. Cette nouvelle rencontre l'impressionna tant qu'il fut désormais hanté par l'image d'Asari, image obsédante qui lui rappelait sans cesse sa médiocrité.

Loin de se résigner, il intensifia sa pratique du sabre et de la méditation. Sept années passèrent quand, après une forte expérience spirituelle, il constata soudain que l'image d'Asari avait cessé de le tourmenter. Il décida alors de se mesurer une nouvelle fois avec lui. Asari le fit d'abord combattre avec l'un de ses élèves mais celui-ci s'avoua vaincu dès le début du combat. Yamaoka rencontra alors Asari pour la 3ème fois. Les deux hommes se firent face un long moment, se jaugeant du regard. Soudain, Asari abaissa son sabre et déclara : " Vous y êtes, vous êtes enfin sur la Voie."


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MessagePosté le: Dim 2 Mar - 21:08 (2008)    Sujet du message: Re: ~~~~Conte japonais~~~~ Répondre en citant

                                                                     Expérience et maturité




« Un maître d'escrime vivait avec ses trois fils. Il reçut un jour la visite d'un vieil ami. Les deux hommes ne s'étaient plus vus depuis quelques années et, tout à la joie de leurs retrouvailles, ils échangeaient souvenirs et nouvelles. Et le visiteur de s'enquérir des trois jeunes hommes : " Pratiquent-ils assidûment l'art du sabre ? Le plus jeune me semblait particulièrement doué, non ? "

- Attends, répondit le père, nous allons les mettre à l'épreuve ... Je crois que l'expérience et la maturité restent déterminantes ...
Les trois fils travaillaient à l'étage, dans leur chambre. Le père se leva et plaça un sabre en équilibre sur le panneau coulissant qui fermait la pièce.

 Il se rassit et appela impérativement son fils cadet : - " Ioro ! Descends tout de suite !" Des pas précipités dévalèrent l'escalier. Le panneau glissa, libérant le boken qui tomba en frôlant le garçon : déjà, celui-ci avait fait un bond en arrière et se tenait en garde; superbe et calme de détermination. Tandis que notre visiteur le félicitait, impressionné par cette jeune maîtrise, le père le priait de s'asseoir après avoir remis le boken en place et appelé son second fils.

Des pas assurés se firent entendre dans l'escalier, le vantail s'ouvrit mais le boken ne heurta pas le sol : le jeune homme l'avait saisi au vol et le tendait respectueusement à son père. Le troisième fils fut alors appelé et notre ami ne voyait vraiment pas quelle performance supérieure on pouvait attendre de lui !

Quelques secondes s'écoulèrent dans le silence et, soudain, l'autre porte s'ouvrit : - " Pardon, père, tu m'as demandé ?' Le maître sourit : ce qui devait être fait avait été fait sans que rien ne soit dérangé.»


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MessagePosté le: Dim 2 Mar - 21:12 (2008)    Sujet du message: Re: ~~~~Conte japonais~~~~ Répondre en citant

 
                                                                              Issunboshi



 
Il était une fois un grand-père et une grand-mère. Ils n'avaient pas d'enfant, et cela les rendait bien tristes, aussi priaient-ils les dieux de leur en donner un :
"Même s'il n'est pas plus grand qu'un doigt de la main, nous aimerions tant avoir un enfant."
Et un jour, ils eurent un bébé, en effet pas plus grand qu'un doigt de la main. Le grand-père et la grand-mère étaient heureux de voir leur souhait exaucé, ils désiraient tellement avoir un enfant! Comme le petit garçon n'était pas plus haut qu'un doigt de la main, ils l'appelèrent "Issunboshi", ce qui veut dire "tout petit, minuscule", et l'élevèrent et le choyèrent.


Les années passèrent, mais Issunboshi ne grandissait pas : à trois ans, il était toujours aussi petit, à cinq ans aussi, et à dix ans il avait toujours la même taille qu'à sa naissance, la taille d'un doigt de la main. Cela causait bien du souci au grand-père et à la grand-mère, et ils avaient beau s'occuper de lui de leur mieux, le faire manger tant et plus, Issunboshi ne grandissait pas d'un centimètre.

Issunboshi était si petit qu'il ne pouvait pas aider la grand-mère à la maison, et quand il allait travailler aux champs avec le grand-père, il ne pouvait porter qu'un brin d'herbe à la fois.
Issunboshi était habile au chant et à la danse, mais il ne pouvait pas aider au travail à cause de sa petite taille, et cela l'attristait. De plus, les enfants du village se moquaient sans cesse de lui et l'appelaient "le nain, le nabot". Tout cela rendait Issunboshi fort triste, et il décida de partir en voyage. Il dit au grand-père et à la grand-mère :
"J'ai décidé de partir à la capitale, pour y trouver du travail."

Le grand-père et la grand-mère étaient bien tristes de se séparer d'Issunboshi, mais ils lui donnèrent un bol, une baguette et une aiguille et lui souhaitèrent bonne chance. Le petit garçon se coiffa du bol comme d'un parapluie, mit l'aiguille à sa ceinture en guise de sabre et s'appuyant sur la baguette à la façon d'une canne prit le départ.
Il marcha, marcha, mais la capitale était loin et le chemin encore bien long. En cours de route il rencontra une fourmi et lui demanda si la ville était encore loin. La fourmi lui dit :
"Coupe en diagonale par le pré de pissenlits, traverse le champ de prêles et suit la rivière."

Issunboshi la remercia et marcha au milieu des pissenlits puis des prêles jusqu'à ce qu'il arrive à la rivière. Là, le bol qui lui tenait lieu de parapluie devint un bateau, la baguette une perche et Issunboshi s'embarqua sur la rivière, ramant vigoureusement. Enfin, il arriva auprès d'un grand pont sur lequel passaient beaucoup de gens; voyant cette foule, Issunboshi se dit :
"Je suis arrivé à la capitale!" et descendit de bateau.

La capitale était une grande ville très peuplée et partout il y avait des gens qui marchaient d'un air affairé. Pour le tout petit Issunboshi, c'était un lieu dangereux, il risquait de se faire piétiner par les gens qui ne le voyaient pas, aussi se dit-il :
"Prenons garde à ne pas se faire écraser!" et se dirigea vers des rues plus calmes.
Il marcha au hasard et se trouva bientôt devant une magnifique résidence; c'était la résidence d'un puissant seigneur. Issunboshi s'avança jusqu'à l'entrée et appela :
"Excusez-moi! Y a-t-il quelqu'un?"

Un homme vint voir qui appelait, mais ne voyant pas le minuscule Issunboshi, il grommela :
"J'ai cru entendre appeler, mais il n'y a personne.", et allait repartir quand il entendit de nouveau appeler.
"Je suis là! A côté des chaussures!"
L'homme regarda vers les chaussures qui étaient posées devant la porte, et aperçut enfin Issunboshi; jamais de sa vie il n'avait vu un être aussi petit! Il se pencha, ramassa le minuscule enfant, le posa sur sa main, l'examina avec curiosité et l'emmena dans les appartements de la princesse. Là, Issunboshi dansa et chanta, et il était tellement gracieux que tout le monde fut enchanté.
La princesse fut particulièrement charmée par cet enfant pas plus haut qu'un doigt de la main, et souhaita qu'il demeurât à ses côtés. Issunboshi resta donc à la résidence du seigneur et aidait la princesse : si elle lisait, il tournait les pages du livre; si elle faisait de la calligraphie, il préparait l'encre. Il s'entraînait également au maniement des armes avec l'aiguille qui lui tenait lieu de sabre. Il vivait ainsi aux côtés de la princesse, qui ne manquait jamais de l'emmener lorsqu'elle sortait se promener.

Un jour que la princesse était allée prier au temple Kiyomizu, et alors qu'elle revenait vers son palais, un bandit de grand chemin se précipita sur elle et tenta de l'enlever. Mais Issunboshi, qui accompagnait la princesse, dit de sa plus grosse voix :
"Arrière! Moi, Issunboshi, je suis là! Prends garde à toi, bandit!"
Le bandit, apercevant le minuscule Issunboshi, éclata de rire.
"Que peux donc une fourmi comme toi? Avorton!", lui dit-il méchamment, et il goba le pauvre Issunboshi comme une mouche.

Mais Issunboshi, plein de courage, donnait des coups avec son aiguille dans l'estomac du bandit et remontait le long de sa gorge, le piquant de toutes ses forces. Le méchant se tordait de douleur et criait :
"Aïe, aïe!!", mais Issunboshi continuait de plus belle, et sortit d'un bond par les narines du bandit, qui s'enfuit en courant.
La princesse ramassa alors un objet que le bandit avait abandonné en prenant la fuite; c'était un maillet magique! Elle expliqua à Issunboshi :
"Ceci est un maillet magique, un trésor! Il suffit de le secouer en faisant un voeux, et celui-ci sera exaucé."
La princesse était reconnaissante à Issunboshi de l'avoir sauvée, aussi lui demanda-t-elle : "Que souhaites-tu?"
Le minuscule Issunboshi, pas plus grand qu'un doigt de la main, répondit immédiatement :
"Mon souhait est de devenir grand."

La princesse agita donc doucement le maillet magique devant Issunboshi, tout en prononçant ces paroles :
"Grandis, grandis! Que le petit Issunboshi devienne grand!"
Et il grandissait à vue d'oeil; bientôt la princesse eut devant elle un charmant jeune homme.
Le seigneur se réjouit en apprenant les exploits d'Issunboshi et sa métamorphose et lui donna la princesse en mariage. Le grand-père et la grand-mère vinrent les rejoindre à la capitale, et tous vécurent heureux


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MessagePosté le: Dim 2 Mar - 21:18 (2008)    Sujet du message: Re: ~~~~Conte japonais~~~~ Répondre en citant

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                                                               La princesse des bambous



Il était une fois un grand-père et une grand-mère. Tous les jours le grand-père allait couper des bambous et fabriquait toutes sortes d'objets avec; il gagnait ainsi sa vie. Un jour, travaillant dans un fourré de bambous, il en trouva un étrange, dont le tronc brillait, comme éclairé de l'intérieur. Le grand-père était bien étonné, et se demandait pourquoi cet arbre brillait ainsi; lorsqu'il coupa le tronc, il fut encore plus surpris : une jolie petite fille, minuscule, était assise dans le tronc, et c'était d'elle que venait cette lueur étrange.

Le vieil homme posa la petite fille sur sa main, et rentra bien vite à la maison.
"Grand-mère, regarde! Je l'ai trouvée dans un bambou!" dit-il à sa femme, en lui montrant la charmante petite fille.
Grand-mère pensa que les dieux leur envoyaient cette enfant; ils l'appelèrent "la princesse des bambous", et la chérirent et l'élevèrent comme leur propre fille.

La petite princesse grandit très vite et devint une ravissante jeune fille. Quand Grand-père ou Grand-mère étaient fatigués ou bien tristes, il leur suffisait de la regarder, et ils se sentaient mieux. Après avoir trouvé la petite fille dans un bambou, quand Grand-père allait couper des arbres, il trouvait très souvent de l'or dans le tronc, aussi devint-il riche et pût-il construire une belle et grande maison. Tous trois vivaient très heureux ensemble; la princesse des bambous ne sortait jamais de la maison, mais sa beauté était réputée dans tout le Japon.

Beaucoup de jeunes gens qui en avaient entendu parler vinrent de tout le pays pour voir la princesse, mais Grand-père ne les laissait pas rencontrer son enfant bien-aimée. Un grand nombre d'entre eux étaient fort déçus de ne pas pouvoir voir cette beauté, et rentraient chez eux au bout de quelques jours. Quelques-uns seulement désiraient ardemment rencontrer la jeune fille et l'épouser; ils étaient cinq, à venir tous les jours devant la maison du vieil homme, faisant fi des intempéries.
Un jour, la princesse des bambous dit à Grand-père :
"Je vais demander à chacun de ces cinq jeunes gens de me rapporter l'objet que je désire; j'épouserai celui qui réalisera mon souhait."

Mais le jeune fille n'avait aucune envie d'épouser qui que ce soit, aussi demanda-t-elle des objets extrêmement difficiles à trouver. Au premier des jeunes gens elle demanda la coupe en pierre du bouddha, qui se trouve en Inde; au deuxième, l'arbre dont le tronc est en or et les fruits des perles; au suivant, la peau de la souris du soleil, dont on dit qu'elle se trouve en Chine; au quatrième, le joyau aux cinq couleurs que le dragon porte autour du cou; et au dernier, le cauris, un coquillage qu'on trouve parfois dans le nid des hirondelles, et qui porte bonheur aux femmes enceintes. La princesse des bambous demandait des choses dont on ne sait même si elles existent réellement, et les jeunes gens en furent très surpris et un peu découragés.

Les jeunes gens partirent donc à la recherche des objets demandés pas la princesse des bambous, et ne vinrent pas chez le vieil homme pendant quelques temps. Un jour, le premier d'entre eux revint et apporta la coupe de pierre du bouddha qui lui avait été demandée. Mais il n'était pas allé la chercher en Inde, il avait en fait ramené une vieille coupe qui se trouvait dans un temple près de Kyoto. Quand la princesse vit la coupe, elle comprit immédiatement que ce n'était pas la coupe de bouddha, car même si celle-ci est très ancienne et faite en pierre, elle brille comme aucune autre.
Le deuxième jeune homme, quant à lui, ne savait pas où trouver l'arbre au tronc d'or et aux fruits de perles. Comme il était très riche, il demanda à des artisans d'en fabriquer un. Il l'apporta alors à la princesse; l'arbre était vraiment magnifique, à tel point que la jeune femme crut que c'était réellement l'arbre qu'elle avait demandé. Elle était au désespoir, se disant qu'elle allait devoir épouser ce jeune homme, lorsque les artisans vinrent réclamer leur dû; elle comprit alors qu'elle avait été trompée et que cet arbre était un faux.

Le suivant, qui devait ramener la peau de la souris du soleil, donna une paya grassement des marchands qui se rendaient en Chine pour qu'ils lui ramènent cette fourrure. A leur retour, ils lui donnèrent une magnifique fourrure, l'assurant que c´était celle de la souris du soleil. Il se rendit alors chez la princesse, qui lui dit :
"C'est une très jolie fourrure; Mais on dit de la peau de la souris du soleil qu'elle ne brûle pas, même si on la jette au feu. Voyons cela.", et la princesse présenta la fourrure aux flammes. Celle-ci s'enflamma immédiatement et se consuma. Le jeune homme, couvert de honte, s'en alla précipitamment.

Le quatrième d'entre eux était très courageux, et décida de trouver lui-même le dragon qui porte un joyau de cinq couleurs au cou. Il partit donc en mer et navigua très longtemps, sillonnant les mers au hasard, étant donné que personne en sait où se trouve le dragon, ni même s'il existe. Mais durant son périple, il fut pris dans une tempête effroyable, et manqua de mourir. Il renonça à continuer ses recherches et rentra chez lui, mais il était encore gravement malade et ne pût rencontrer de nouveau la princesse des bambous.
Le cinquième et dernier des jeunes gens, auquel la princesse avait demandé le cauris, un coquillage porte-bonheur qu'on trouve parfois dans le nid des hirondelles, entreprit de fouiller les nids d'hirondelles. Un jour, il crut avoir trouvé le coquillage, et le serrant fermement dans sa main, il descendit précipitamment de l'échelle sur laquelle il se trouvait, tomba et se blessa gravement. De plus, ce qu'il tenait si précieusement à la main n'était pas du tout le fameux coquillage, mais une crotte d'hirondelle, toute dure et racornie. Voilà comment lui aussi échoua et personne ne pût ramener à la princesse les objets demandés.

La réputation de grande beauté de la princesse des bambous arriva jusqu'aux oreilles de l'empereur, qui désira la rencontrer. Un jour, il se rendit chez le vieil homme, et rencontra la princesse des bambous. Il en tomba immédiatement amoureux, et voulut l'emmener dans son palais. Mais la princesse refusa, lui disant :
"Je ne suis pas née sur cette planète, je ne peux pas aller avec vous."
Néanmoins, l'empereur ne pouvait oublier la ravissante jeune femme.
Un été, la princesse des bambous, regardant la lune, se mit à pleurer. Grand-père lui demanda ce qu'elle avait, mais elle ne lui répondit pas, restant silencieuse. La jeune femme était plus triste de jour en jour, et elle pleurait tous les soirs en regardant la lune.

Grand-père et Grand-mère se faisaient bien du souci, mais la princesse gardait le silence et ils ne pouvaient en rien l'aider. A la mi-août, la veille de la pleine lune, la princesse des bambous parla enfin :
"Je ne suis pas née sur cette planète, je viens de la lune. Il avait été décidé que je vivrais quelques années sur la terre, mais aujourd'hui l'heure du retour approche. Demain, à la pleine lune, mes compagnons viendront me chercher et je devrai rentrer. J'ai été très heureuse avec vous, je vous remercie du fond du coeur."

Grand-père et Grand-mère étaient abasourdis, et très tristes. Ils ne voulaient pas quitter leur princesse bien-aimée, mais celle-ci leur dit :
"Je n'ai pas le droit de rester avec vous. Il faut que je retourne d'où je viens. J'en suis très triste aussi, mais je n'ai pas le droit de rester ici."
Grand-père décida alors d'aller demander de l'aide à l'empereur, pour empêcher que la jeune femme ne parte. Il raconta toute l'histoire de la princesse des bambous à l'empereur et celui-ci envoya deux mille soldats à la maison du vieil homme.
La nuit de la pleine lune de la mi-août, la maison du vieil homme était cernée par les soldats de l'empereur. La moitié d'entre eux étaient postés sur le toit, et les autres se massaient autour de la maison, tentant de protéger la princesse des bambous.

A l'intérieur, Grand-père et Grand-mère entouraient leur enfant bien-aimée, attendant l'escorte venant de la lune. Dehors, les soldats tenant bien en main leurs arcs et leurs flèches observaient la lune. A l'instant où la lune fut vraiment pleine, toute ronde, l'escorte des gens de la lune descendit du ciel. Les nymphes de la lune brillaient d'une lumière irréelle, qui aveuglait les soldats, les empêchant de tirer.
Le plus étrange était que les soldats avaient également perdu toute volonté de combattre, ils ne pouvaient rien faire. Les soldats, Grand-père et Grand-mère, impuissants, regardèrent la princesse des bambous s'avancer vers l'escorte venue de la lune.

"Je suis très triste de vous quitter, mais je n'ai pas le droit de rester avec vous, je dois retourner d'où je viens. Je vous en prie, pensez à moi de temps à autre." Elle s'adressa ainsi une dernière fois à Grand-père et Grand-mère, puis écrivit une lettre à l'empereur. Les nymphes venues de la lune la revêtirent alors d'un manteau, une superbe étoffe de la lune, et la princesse des bambous oublia sa vie sur terre et repartit avec ses compagnons


 






 

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MessagePosté le: Dim 2 Mar - 21:21 (2008)    Sujet du message: Re: ~~~~Conte japonais~~~~ Répondre en citant

                                                      Un oiseau reconnaissant



Il était une fois un jeune homme qui vivait seul dans une petite maison à l'orée de la forêt. L'hiver était rigoureux et une épaisse couche de neige recouvrait la campagne. Un soir, alors qu'il rentrait chez lui et marchait péniblement dans la neige il entendit des plaintes. Il se dirigea vers le champ d'où montaient celles-ci et découvrit une grue allongée sur la neige. L'oiseau avait une flèche plantée dans l'aile. Le jeune homme, qui avait bon coeur, se pencha sur lui et retira doucement la flèche. L'oiseau, libéré, s'envola et disparut dans le ciel.

Le jeune homme rentra chez lui. Il était pauvre et sa vie n'était pas facile. Personne ne venait jamais le voir, aussi ce soir là, quand à la nuit tombée, on frappa à sa porte, il se demanda qui pouvait bien lui rendre visite à une heure si tardive. Quelle ne fut pas sa surprise de découvrir sur le seuil une belle jeune fille! Elle s'était égarée dans la neige, et lui demanda l'hospitalité, ce qu'il lui accorda bien volontiers. Elle resta le lendemain, et encore le jour suivant.
Le jeune homme s'éprit de cette jolie jeune fille douce et gentille, et lui demanda si elle acceptait de l'épouser. Ils se marièrent et vécurent heureux, malgré leur pauvreté. Les voisins apprirent l'heureuse nouvelle, et se réjouirent de leur bonheur.

Cependant, l'hiver était long et rude, et bientôt l'argent et la nourriture vinrent à manquer; ils vivaient plus pauvrement que jamais. Un jour, la jeune femme décida de tisser une étoffe, et son mari lui installa un métier à tisser dans une petite pièce au fond de la maison.
Avant de se mettre à l'ouvrage, la jeune femme dit à son mari :
"Quoiqu'il arrive et sous aucun prétexte tu ne dois entrer dans cette pièce"; le jeune homme promit. La jeune femme s'enferma et commença à tisser. Un jour entier s'écoula, puis un deuxième, et la jeune épouse travaillait sans relâche. Enfin, le soir du troisième jour elle sortit de la chambre, fatiguée et amaigrie, et présenta à son mari une étoffe superbe, si rare et si précieuse qu'il la vendit pour une forte somme d'argent.

Grâce à cet argent, la vie fut plus facile pendant quelques temps; mais l'hiver n'en finissait pas et argent et nourriture vinrent à manquer une nouvelle fois. La jeune femme décida alors de tisser une nouvelle étoffe, et recommanda de nouveau à son mari de ne pas entrer dans la pièce, quoiqu'il arrive. Il renouvela sa promesse, et attendit pendant plusieurs jours. Enfin, le soir du quatrième jour, sa femme un peu plus pâle et amaigrie, apporta une nouvelle étoffe, encore plus magnifique que la précédente. Le jeune homme partit à la ville, et revint avec une somme d'argent plus importante que la première fois.
Grâce à sa femme, le jeune homme était heureux et sa vie plus douce qu'avant, mais il en vint à désirer encore plus d'argent. De plus, les voisins le pressaient de questions, lui demandant comment sa femme pouvait tisser des étoffes d'une telle splendeur sans même acheter un seul fil. Tous trouvaient cela bien étrange. Le jeune homme, désirant avoir plus d'argent et brûlant du désir de découvrir le secret de sa femme, lui demanda de tisser encore une étoffe. Affaiblie et ne comprenant pas pourquoi il désirait plus d'argent, elle résista puis céda et accepta à contre-coeur.

Après avoir renouvelé ses recommandations à son mari, la jeune femme se mit au travail. Cependant, le jeune homme était dévoré par la curiosité et voulait à tout prix savoir comment sa femme faisait pour tisser de si belles étoffes. Oubliant sa promesse, il alla sans bruit jusqu'à la chambre où la jeune femme tissait sans relâche, et entrouvrit doucement la porte. Mais ce n'était pas sa femme qui tissait, et cela le surprit tellement qu'il laissa échapper un cri. C'était une grue, et le bel oiseau arrachait ses plumes une à une et s'en servait pour tisser une somptueuse étoffe. Quand la grue s'aperçut de sa présence, elle reprit les traits de la jeune femme.

Celle-ci expliqua alors à son mari stupéfait qu'elle était en réalité la grue qu'il avait sauvée. Elle avait pris l'apparence d'une jeune femme pour lui venir en aide et elle avait tissé ces étoffes avec les plumes arrachées à son propre corps. Mais le jeune homme avait manqué à sa promesse et maintenant qu'il avait découvert le secret de sa femme, ils ne pourraient plus jamais vivre ensemble. Il regrettait amèrement d'avoir faillit à sa promesse par curiosité et par cupidité, mais il ne put retenir la jeune femme. Elle reprit l'apparence du bel oiseau gris et s'élança vers le ciel.


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