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Une légende de mon pays

 
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Leyse
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MessagePosté le: Jeu 19 Juin - 13:03 (2008)    Sujet du message: Une légende de mon pays Répondre en citant

J'ai récemment trouvé quelques sites sur lesquels étaient répertoriées quelques contes et légendes de mon Québec natal. Ces histoires sont sans doute dérivées de légendes amérindiennes et/ou françaises, comme c'est l'amalgame de ces cultures qui a contribué à la naissance de la culture québécoise. Je vous en rapporte ici quelques unes de mes préférées, certaines sont racontées avec l'accent québécois, j'espère que vous comprendrez tout de même l'essentiel!

Commençons donc par un grand classique, La Chasse Galerie.



''Avez-vous déjà entendu parler de la chasse - galerie? Ce sont des canots qui volaient dans les airs, poussés par le diable, il y a de ça ben longtemps. Ils transportaient des possédés du démon, surtout des gars de chantier. Peut-être ben qu’un jour les humains voyageront dans les airs comme on fait aujourd’hui en buggy ou en traîneau sur le chemin du roi. Mais il y a 50, 100 ans et même dans les anciens temps, on pouvait voyager dans les airs sur des tapis magiques, а califourchon sur des balais de sorcières ou en canot par la chasse - galerie: tous des moyens du diable.



J’avais tout juste 19 ans. C’était mon quatrième hiver dans un chantier. J’étais pas sacreur, mais ben macreau, ce qui a ben failli me perdre.
On était а la veille du jour de l’An, et c’était pas au p’tit gobelet qu’on s’passait le rhum comme а soir, mais а pleins barriquets. Rond comme un oeuf, je m’étais étendu sur mon lit tout habillé.
Tout d’un coup, je m’réveille-ti pas en sursaut. Qui est-ce qui se penche au-dessus de moi? La grande face а Jack Boyd, le foreman ; … Il était nouveau au chantier ce foreman-là.
On l’avait jamais vu avant c’t'année. Il nous avait acheté du rhum en masse pour le jour de l’An.


Il avait l’air d’un gars qui avait de l’argent.


Aimerais-tu ça voir ta blonde? … qu’il me dit. Je le regardais d’un air hébété. Réveille-toi donc, qu’il me dit en me secouant de toutes ses forces et il était fort comme deux chevaux. Veux-tu la voir а soir, ta Lise?


Voir ma Lise, c’était pas possible. Elle habitait а Lavaltrie, а plus de cent lieues et je m’en ennuyais а mourir. J’aurais fait le trajet а pied et en plein hiver pour la voir, si j’avais pu laisser le chantier. Pis, j’aurais vendu mon вme au diable pour passer une nuit avec elle. Même que ça failli arriver, ce soir-là.


- Vous voulez rire, que je dis à Boyd. - Lavaltrie, c’est а plus de cent lieues. Ça prendrait plus d’un mois à faire le voyage à pied ou en traîne а cheval.


Y’en est pas question, me dit Jack Boyd. Nous ferons le voyage en canot dans les airs. Dans deux heures, nous serons а Lavaltrie. Nous irons au bal du village et а six heures demain matin nous serons revenus au chantier.


J’ai eu comme fret dans le dos: - Quoi, on ferait la chasse - galerie?


-Appelle-ça comme tu voudras, mon gars, me dit Boyd sans sourciller, ça n’a pas d’importance. Le principal, c’est d’avoir du bon temps а soir. Pour faire la chasse - galerie, il faut un nombre pair: 2, 4, 6 ou 8. Il y en a 7 de prêts а courir cette nuit. Tu seras le huitième. Fais-ça vite: les hommes nous attendent dehors et y a pas une minute а perdre.


Pis, comme s’il avait été sûr d’avance que je dirais oui, il ajouta :


- Mais avant de partir, pour pas éveiller les soupçons, tu vas faire comme de coutume: sur le coup de minuit, tu vas sauter la nouvelle année par-dessus le baril de lard, parce que t’es encore le plus jeune du chantier.


J’étais trop étourdi par le rhum … Eh ben oui, j’pouvais pas sauter le baril, comme je l’avais fait les années précédentes. Les gars finirent par accepter mes excuses. Jack Boyd, moi et deux autres, on sortit. Le ciel était clair et les étoiles brillaient а nous vriller l’âme. Mais il faisait un fret а faire gémir les arbres. Un grand canot sombre reposait sur la neige, près d’une cordée de bois. Quatre hommes du camp voisin nous attendaient, l’aviron а la main.


- Baptiste, tu connais ça la chasse - galerie: а la barre! commanda Jack Boyd.


Baptiste s’installa а l’arrière du canot. Et avant d’avoir eu l’éclair d’une pensée, j’étais déjа assis dans l’embarcation, avec les autres, tenant mon aviron ben serré. Baptiste nous lança d’une voix forte :


- Nous venons tous de faire un serment au diable et, vous l’savez, on fait pas de farces avec ça. C’est ben sérieux. Mais je sais d’expérience que si vous faites ce que je vais vous dire, on va s’en tirer facilement. Prenez ben garde а ce que j’vous dirai, par exemple. Autrement, on est fini, les gars. Pour commencer, pas de sacres ni de boisson. Ensuite, faut pas prononcer le nom de Dieu ni toucher а une croix de clocher, même pas en frôler une avec le canot ou avec nos avirons durant le vol. Entendu ?



- Oui, oui, entendu, répétèrent les hommes en choeur.


- Bon, а c’t'heure, enchaîna Baptiste, répétez avec moi: « Satan, roi des enfers, nous te promettons de te livrer nos âmes si, d’ici six heures, nous prononçons le nom de ton maître et le nôtre, le bon Dieu, et si nous touchons une croix dans le voyage. À cette condition, tu nous transporteras, à travers les airs, au lieu où nous voulons aller et tu nous ramèneras  de même au chantier. Acabris! Acabras! Acabram!… Fais-nous voyager par-dessus les montagnes.


À peine avions-nous répété ces paroles avec Baptiste que déjà nous sentions le canot s’élever dans les airs, par-dessus les camps, les arbres et, bientôt, les montagnes. Chaque coup d’aviron faisait filer notre canot comme flèche dans le vent. Le fret nous durcissait la face, engivrait les moustaches et les capots de chat sauvage et nous colorait le nez comme du boudin mal cuit. Les forêts nous apparaissaient comme des immenses taches d’ombre épeurantes sur une neige aveuglante de blancheur.



Pas longtemps après, on vit un serpent géant et luisant comme un miroir qui relançait vers nous les reflets de la lune; c’était la Gatineau.
Puis, des maisons d’habitants nous apparurent, toutes petites d’où nous étions, faisant si ben partie de la neige tout autour qu’on pouvait les distinguer seulement aux lumières faibles qui perçaient de leurs fenêtres. On commença aussi à voir des villages, des clochers d’église qui brillaient dans le ciel comme des lances. Longtemps on fila par-dessus les forts, les villages, les rivières et les lacs, si vite qu’on laissait derrière nous autres comme une traînée de feu. Puis on vit des milliers de petites lumières tout près les unes des autres, comme si elles voulaient se réchauffer: c’était Montréal. Tout ça nous faisait une ben drôle d’impression.


Baptiste connaissait ben son chemin: il nous menait tout droit sur Lavaltrie.



Tout d’un coup il nous crie:


- Attention, vous autres, on va atterrir bientôt dans le champ de Jean - Jean Gabriel, mon parrain. De lа, on trouvera ben quelque fricot ou quelque sauterie dans le voisinage … Bramaca! Irbaca!


Tout de suite après ces mots magiques, le canot plongea vers le sol et atterrit brusquement dans un banc de neige, près du bois de Jean - Jean Gabriel. On partit en file indienne vers le village. Il fallait qu’on s’ouvre un chemin dans une neige épaisse. On frappa la porte du parrain de Baptiste. Toute la famille était partie fêter. La fille engagée qui répondit а la porte nous dit que les vieux étaient à un snaque chez le père Robillard et que les jeunes fêtaient chez Batissette Augé, à la Petite - Misère, en bas de Contrecoeur, de l’autre côté du fleuve, où il y avait un rigodon du jour de l’An.


- On va chez Batissette! qu’on cria en choeur.


On revint au canot.


- Acabrоs! Acabras! Acabram!… Fais-nous voyager par-dessus les montagnes! cria de nouveau Baptiste.


Et nous voilà repartis pour la Petite - Misère, en navigant dans les airs comme des renégats que nous étions. Deux coups d’aviron et hop! on est déjà de l’autre côté du fleuve, au-dessus de la maison tout illuminée de Batissette Augé. Les sons ouatés du violon et des éclats de rire parvenaient jusqu’à nous et on voyait des ombres se trémousser à travers les vitres couvertes de givre: ça nous faisait frétiller d’avance.


On cacha le canot pas loin de la maison et on courut vers la chaleur, la danse, les chansons, les rires, les femmes, et la boustifaille. Baptiste nous conjura de ne pas boire et de ben surveiller nos paroles:


- Surtout, qu’il nous dit, pas un verre de bière et de fort. Aussitôt que je vous ferai signe, suivez-moi sans retard. Oubliez pas qu’а six heures, il faut qu’on soit revenus au chantier, sinon, malheur а nous! Vous m’entendez, les gars?


Ce fut le père Batissette lui-même qui vint ouvrir. On nous reçut à bras ouverts. On connaissait presque toute le monde qui se trouvait lа. On nous assomma de questions, tant les gens du village étaient surpris de nous voir là quand on aurait dû être à plus de cent lieux. Baptiste se chargea de répondre comme il pouvait aux questions… pendant le premier quart d’heure, parce qu’après ça, il était déjà pas mal pompette et s’en fichait comme dans l’an quarante.



Quant а moi, j’avais déjà reluqué ma Lise qui dansait avec un jeune faraud de Lanoraie, un dénommé Boisjoli. Je m’approchai d’elle et lui demandai si elle m’accorderait la prochaine. J’étais devenu comme timide avec elle, tellement que j’en avais l’air gauche а en sacrer. Mais, je vous l’ai dit au début, je ne sacrais pas. Je me contentai de rougir jusqu’aux oreilles. Feignant de ne pas s’en apercevoir (la bougraisse, elle était déjà plus délurée que moi!), elle accepta avec un sourire qui me fit oublier que j’avais risqué le salut de mon вme pour avoir le plaisir de me trémousser pendant quelques courtes heures avec elle.


Pendant deux bonnes heures d’affilée, une danse n’attendait pas l’autre. J’étais infatigable. Elle aussi. Jack Boyd m’offrit un verre de whisky blanc. Je refusai net. Comment pouvait-il nous offrir de la boisson quand il savait que ça nous était défendu d’en prendre? J’comprenais plus rien à ça, d’autant plus que je le voyais passer de l’un а l’autre, avec sa bouteille, offrant un verre par ci par là. Il allait même jusqu’а en offrir à Baptiste qui était depuis belle lurette rond comme un oeuf.


Un moment donné, Boyd vint m’avertir qu’il fallait partir tout de suite et sans dire bonsoir à la compagnie pour pas éveiller l’attention. Je voulais plus partir. Je voulais rester avec ma Lise. Rien à faire, qu’il m’a dit, « on est parti huit, huit on doit revenir, tout l’maudit équipage d’enfer. »
On partit comme des sauvages, les uns après les autres pour pas éveiller l’attention :


- Acabris! Acabras! Acabram! … Fais-nous voyager par-dessus les montagnes!


Notre canot s’éleva dans les airs sans difficulté. On refit le mкme chemin pour revenir au chantier de la Gatineau, mais avec bien des zigzags et des singeries, parce que notre Baptiste, il en menait pas large. Il était saoul comme un cochon et il fallait qu’on l’réveille à tout bout de champ, et quand on l’réveillait (il fallait ben: c’était le seul qui connaissait le chemin par coeur), il sacrait comme un damné, mais, heureusement pour nous, sans jamais prononcer le nom de Dieu. Autrement, on aurait pris une jolie plonge… probablement jusqu’en enfer: J’en tremble encore rien que d’y penser. On frôla des églises, des clochers, des croix, même une croix de tempérance qu’un évèque avait fait planter, mais sans jamais rien toucher. Y a pas à dire, on devait avoir un bon ange avec nous autres.


On finit par apercevoir le long serpent blanc de la Gatineau, mais il ne reluisait plus comme à l’aller, parce que la lune avait disparu derrière de gros nuages sombres. On distinguait surtout la rivière par les rangées de pins noirs en bordure des deux rives.


Comme j’avais hвte d’arriver! J’avais une peur noire et l’esprit retourné comme un cornichon dans le vinaigre. Qu’est-ce qui m’avait pris de risquer mon âme pour sauter quelques heures avec ma Lise? Surtout qu’elle devait se marier l’année suivante avec le p’tit Boisjoli de Lanoraie, le faraud qui l’accompagnait quand je l’ai demandée à danser. Probablement qu’elle m’en a voulu d’être parti comme un sauvage, sans lui faire mes adieux d’une façon convenable. Ce qui m’chicotte encore, c’est que je l’saurai jamais. J’en voulais à Jack Boyd, à Baptiste et surtout à moi, la sacrée cruche.


Comme on approchait du chantier, Baptiste fit une mauvaise manoeuvre: le canot prit une plonge et s’accrocha à un gros sapin. Nous voilà tous à dégringoler de branche en branche et on s’est ramassé tête première dans les bancs de neige. Mon Baptiste sacrait comme un démon. Qu’importe: on était sauf. Ma première pensée a été de remercier le ciel, mais je me suis toujours demandé si c’était le bon Dieu qui nous avait protégés ou ben le diable qui ne voulait pas encore de nous autres.


Le plus curieux de l’histoire, c’est que le lendemain matin, plus de Jack Boyd. Il avait disparu. On ne devait plus jamais le revoir. Quand, ce matin-là, j’ai rappelé notre aventure à Baptiste et à mes compagnons de voyage, personne ne s’en souvenait: les sacripants, ils avaient trop bu!''

Peinture de Henri Julien




Les histoires de diables, ça faisait trembler dans les chaumières à une certaine époque ;) J'espère que vous n'aurez pas eu trop de difficulté à comprendre l'accent, et que cette légende vous aura plu. J'ai dénicher cette version de l'histoire de la chasse-galerie  sur ce site.
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MessagePosté le: Jeu 19 Juin - 13:03 (2008)    Sujet du message: Publicité

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MessagePosté le: Jeu 19 Juin - 13:18 (2008)    Sujet du message: Une légende de mon pays Répondre en citant

Je vous en remet une p'tite, celle-ci je la connais depuis mon enfance, il s'agit d'une légende amérindienne à propos de l'animal que l'on appelle le glouton (même si ici, on le nomme carcajou, vous comprendrez pourquoi en lisant le conte ^^). J'espère qu'elle vous plaira.




II est un animal de nos forêts que les Blancs appellent glouton. Les Blancs ne savent rien. Kek-oua-gou n’est pas plus glouton que le pécan ou le loup. Il n’aime pas tant manger que jouer de vilains tours. Il vole le gibier des chasseurs, démolit leurs loges d’écorce et se rend odieux de multiples manières. C’est un oué-soume, un mauvais génie, et les autres animaux évitent sa compagnie. Quand ils l’attrapent, les Micmacs le tuent, mais ils ne s’excusent pas auprès de lui ainsi qu’ils le font avec l’ours. Ils ne fument pas le calumet de la paix comme ils le fument avec l’ours. Mais ils ne peuvent pas toujours se venger de lui aussi efficacement que le firent les deux vieilles femmes qui ramassaient des cônes de pin.


Elles avaient construit leur loge dans une clairière et comme on était dans le mois des feuilles qui tombent, elles y entretenaient un bon feu. Quand Kek-oua-gou vint à passer par là, elles dormaient, chacune le dos au feu. Elles avaient gardé leurs mocassins afin d’avoir plus chaud et Kek-oua-gou se mit à rire en dedans en les voyant. Avec la branche de frêne dont on se sert pour attiser la braise, il poussa un tison contre le mocassin de l’une des vieilles, puis se cacha pour voir ce qui allait se passer.


La brûlure réveilla la dormeuse qui courut plonger son pied dans la marmite qu’on garde toujours pleine d’eau. Puis elle poussa sa compagne:


- Regarde ce que tu as fait, lui dit-elle. Tu as failli nous faire périr toutes les deux. Tu devrais te cacher la tête. A ton âge, ne pas savoir dormir!


L’autre se défendit à la grande joie de Kek-oua-gou qui était caché derrière le coffre à vêtements. Elle assura n’avoir pas bougé, mais sa compagne continua de la gronder. Elles se disputèrent ainsi longtemps, puis, fatiguées, elles se couchèrent et se rendormirent.


Kek-oua-gou n’attendait que ce moment pour pousser un tison près du pied de l’autre vieille qui dut aller, à son tour, plonger son pied dans la marmite. Elle ne manqua pas de réveiller sa compagne et lui montrant son mocassin brûlé:


- Regarde ce que tu as fait! Tu as failli nous faire périr toutes les deux. Tu peux parler de celles qui ne savent pas dormir. À ton âge tu ne devrais pas frétiller comme une truite.


- Elle m’appelle une truite, moi qui suit du totem du castor! Tiens attrape! Et elle la frappa avec son mocassin brûlé.


L’autre riposta avec le sien.


Kek-oua-gou, dans son coin, était gonflé de rire. Quand les deux femmes commencèrent à se tirer les cheveux, il rit si fort qu’il se fendit la peau tout le long des côtes.


Son cri de douleur attira l’attention des deux vieilles qui comprirent, en l’apercevant, qu’elles avaient été ses victimes. Ensemble, elles se précipitèrent sur lui. L’une le saisit par la queue et l’autre lui asséna un coup de tisonnier sur la tête. Il tomba comme mort.


La lutte avait mis les deux vieilles en appétit. Elles décidèrent de manger Kek-oua-gou sur le champ. En quatre coups de couteau, il fut écorché et sa carcasse mise dans la marmite au-dessus du feu.


- Que ferons-nous de la peau ? demanda l’une des vieilles.


- Nous en ferons la porte de la loge. Elle nous rappellera qu’il ne faut accuser personne sans preuve.


Après avoir suspendu la peau de leur ennemi au-dessus de la porte, les deux vieilles sortirent pour aller chercher du bois. En leur absence, l’eau se mit à bouillir dans la marmite et la chaleur ranima Kek-oua-gou. Quand il vit où il se trouvait et que sa chair avait déjà la couleur foncé qu’elle a conservée depuis, vite, il sauta hors de la marmite et prit sa course. En passant, il décrocha sa peau, mais il ne s’arrêta pour la remettre que beaucoup plus loin. Il s’aperçu alors que son corps avait retréci dans la marmite et que sa peau était devenue un peu trop grande. Elle l’est encore.






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MessagePosté le: Jeu 19 Juin - 23:55 (2008)    Sujet du message: Une légende de mon pays Répondre en citant

Merci bcp  Leyse  pour ses légendes      ouah    j'ai compris malgré l'accent çà va  :)

 je suis friande de toutes ses histoires de diables et autres  encore merci  :)

                                  smiley10

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