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LE MOTHMAN

 
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Feanor
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MessagePosté le: Jeu 17 Avr - 22:34 (2008)    Sujet du message: LE MOTHMAN Répondre en citant

 
 
Mothman 

la catastrophe du Silver Bridge, à Point Pleasant,en 1967.Ce pont suspendu de 250 mètres de long qui reliait l'Ohio à la VIrginie occidentale s'est en effet écroulé le 15 décembre de cette année. "Fatigue structurelle", comme l'ont déclaré les experts? Au moment du drame, le pont était encombré de véhicules bloqués dans un embouteillage consécutif aux achats de Noël. Une quarantaine de personnes trouvèrent la mort dans le drame. La nouvelle bouleversa l'Amérique. Parmis les victimes, plusieurs avaient déclaré, au cours des mois précédents, avoir observé des ovnis dans la région. Des ovnis, mais aussi une étrange créature baptisée Mothman, l'homme-phalène.LA GRANDE DÉFERLANTE

Plantons le décor. 1966 : une vague d'apparitions de soucoupes volantes déferle sur la Virginie occidentale. À la même époque, le territoire des États-Unis dans son ensemble est soumis à une recrudescence d'observations d'ovnis. Le sujet nourrit des controverses intenses.
Le milieu des années soixante est une période charnière dans l'histoire des Objets Volants Non
Identifiés. Le phénomène s'est installé dans les consciences quelque vingt ans plus tôt, au cours de l'été 1947. Depuis le début des années cinquante, des groupes d'amateurs s'intéressent de près au phénomène et contestent les explications officielles fournies par l'Air Force, dont le Project Blue Book, basé à Wright Patterson, près de Dayton, Ohio, qui est tout spécialement chargé d'enquêter sur les ovnis.

1966 marque donc le retour en force du phénomène. Les soucoupes multiplient leurs apparitions dans le ciel. L'Air Force a beau dire et répéter que les observations résultent de méprises avec des ballons sonde, la planète Vénus, des météores, etc, rien n'y fait. À l'automne 1965, quelques témoignages spectaculaires bouleversent la région d'Exeter. Au début de l'année 1966, une formidable vague d'apparitions submerge le Michigan et la région des grands lacs. Désemparée, pressée par les relations publiques du Secrétariat à la Défense, l'Air Force envoie son expert sur les lieux, l'astronome J. Allen Hynek. Au cours d'une conférence de presse mémorable, il déchaîne contre lui les caricaturistes des journaux nationaux en expliquant que certaines observations sont sans doute dues à des feux follets (les fameux "gaz des marais].


 

Un magazine publie un dessin montrant un petit Martien pointant son pistolaser sur un quidam en lui enjoignant de l'amener à "cet astronome qui m'a traité de gaz des marais". Gerald Ford, futur président des Etats-Unis, et qui est alors gouverneur du Michigan, exige que le Congrès diligente une enquête.Pendant ce temps, comme pour narguer Hynek,les feux follets, les ballons sondes et la planète Vénus redoublent d'activite. Les apparitions se multiplient, accompagnées d'autant de témoignages décrivant des Soucoupes volantes en bonne et due forme, avec rivets, boulons, hublots, antennes et feux multicolores. Dans les librairies, les tirages des livres sur le sujet s'arrachent. Débordée, l'Air Force se débarrasse de cette enquête encombrante au profit de l'Université du Colorado, laquelle charge le physicien Edward U. Condon, naguère directeur du National Bureau of Standards, d'apporter un point définitif à cette affaire. Les ovnis sont-ils un sujet digne d'intérêt pour la science?

voilà ce que devra définir une bonne fois pour toutes Condon. De son côté, fatigué des basses besognes de relations publiques pour l'armée qu'on lui inflige, Hynek déballe un impressionnant plaidoyer en faveur des ovnis dans le Saturday Evening Post. Pas de doute, une tempête interplanétaire souffle sur les États-Unis.

 
DRÔLE D'OISEAU...

Autour de Point Pleasant, les cieux se remplissent de lumières qui ne se comportent pas comme des avions ou des météores classiques. Parfois des objets luminescents se posent dans les champs ou sur les routes devant des automobilistes ébahis. Et c'est alors qu'intervient un autre phénomène, beaucoup plus troublant. Les habitants commencent à rapporter avoir aperçu une étrange créature, sorte d'"oiseau" qui tient plus du ptérodactyle que de la perruche d'appartement.



L'histoire débute dans le Mississipi. Le 1er septembre 1966, à Scott, James Ikart téléphone au journal local en expliquant qu'il est en train d'observer une créature à forme humaine traversant le ciel. Les reporters se précipitent sur les lieux mais, quand ils arrivent, la créature a disparu. D'autres témoins confirment pourtant les propos de Ikart. Ce qui n'empêche pas un météorologiste interrogé par la presse d'affirmer sans rire que les observateurs ont vu... un ballon-sonde. Vieille rengaine. Le 15 septembre, un deuxième "ballon-sonde" à forme humaine est aperçu. Et plus rien, ni dans les faits, ni dans la presse.
Sur ces entrefaites, un journaliste de New York, John Keel, apprend par James Moseley, le rédacteur du bulletin soucoupiste Saucer News, que des événements étranges se déroulent à Point Pleasant. Keel a alors 36 ans et une carrière de journaliste et d'écrivain derrière lui. Il s'intéresse au paranormal depuis son enfance, a produit un fanzine de science-fiction lorsqu'il était adolescent et, après avoir travaillé au début des années cinquante pour la radio des forces armées des États-Unis, il a bourlingué à travers l'Orient, sur les traces des mystères de l'Égypte et du TIbet. En 1957, il en a tiré un livre intitulé "Jadoo". En 1965, la presse se passionne pour les envahissantes soucoupes,la poule aux oeufs d'or du moment - et Keel reçoit de Playboy la mission d'écrire l'article définitif sur le sujet. Il se fait alors connaître des fans d'ovnis et se rend sur les lieux d'observations. Quatre ans durant, Keel va enquêter.

 
Lorsqu'il débarque dans la petite ville de Virginie occidentale, Keel découvre que la presse locale n'a rapporté aucun événement étrange. Quant à la police, elle n'est au courant de rien. Apparemment du moins. Car, en discutant avec Mary Hyre, la correspondante locale de l'Associated Press et du Messenger d'Athens dans l'Ohio, un journal très lu à Point Pleasant, il déniche de nombreux témoins d'ovnis ayant décidé de garder le silence. Alors, les cas d'observation d'ovnis s'accumulent dans sa besace: mis en confiance par la présence de Mary Hyre, les témoins livrent sans plus de réticences leurs expériences. La région semble effectivement soumise à un survol soutenu d'ovnis en goguette. Mais ce n'est pas tout. Deux couples de Point Pleasant relatent la façon dont ils se sont retrouvés nez à nez avec une créature incroyable, dans une zone industrielle hors de la ville. Un couple d'adolescents décrit sa frayeur en se voyant assaillis par une créature ailée tandis qu'ils batifolaient à l'arrière de leur voiture.

Certains témoignages décrivent la "chose" comme un être de 2,50 mètres de haut, possédant deux yeux rouges hypnotiques brillant à l'endroit de la tête sans que celle-ci soit visible. Surtout, la créature est équipée d'une paire d'ailes gigantesques, évoquant celles d'une chauve-souris, et qu'elle déploie pour s'envoler sous le nez des témoins. La presse baptise rapidement cette créature Mothman, du nom d'un des personnages de la série télévisée alors très populaire : "Batman". Mothman signifie "homme-phalène" - du nom d'un papillon de nuit...

 
INQUIÉTANTES VISITES

Au départ, Keel pense être sur la piste d'un oiseau de grande taille. Dans le meilleur des cas, l'affaire concernerait la cryptozoologie, étude des animaux énigmatiques [kryptos = caché, en grec] comme le monstre du Loch Ness ou le Yéti. Mais il découvre rapidement que les observations de la créature ailée coïncident avec celles d'ovnis classiques. Et les témoins des apparitions de la créature présentent des yeux rouges et gonflés, comme cela a été constaté à la suite d'observations d'ovnis, d'après les enquêtes de Keel. L'énigme concerne donc bien l'ufologie.


Pourtant, ce qui se passe à Point Pleasant ne ressemble pas aux autres affaires d'ovnis, à Exeter ou dans le Michigan. Là-bas, la vie des gens est certes bouleversée par l'observation de phénomènes sur lesquels ils sont incapables de mettre un nom, et par l'attitude des autorités qui refusent d'assumer les événements. Mais les problèmes s'arrêtent là.

 À Point Pleasant, en revanche, Keel a conscience qu'il est très difficile de situer la frontière entre le ciel et la Terre, entre les phénomènes et les témoins. En d'autres termes, si le ciel est hanté, les humains eux-mêmes semblent subir de bizarres pressions. Car le Mothman n'est pas le seul phénomène à se manifester.

À Point Pleasant, on commence à noter les aller et venues de mystérieuses Cadillacs noires conduites par des personnages vêtus de costumes noirs. Les témoins racontent à Keel avoir reçu la visite" d'agents de recensement", "d'inspecteurs du téléphone" et autres employés de l'administration au comportement et à l'allure inhabituels. Mary Hyre, la journaliste du Messenger, voit débarquer dans son bureau d'étranges personnages qui lui demandent comment elle réagirait si on lui demandait de ne pas publier les rapports qu'elle a recueillis.

Ces individus sont "décalés" : leurs vêtements et leur voiture sont flambant neuf mais totalement démodés. Et leur visage, aux traits orientaux, est anormalement bronzé. Rappelons que nous sommes en 1966, et que les habitants de Point Pleasant n'ont donc pas vu Men in Black au cinéma.

Et, comme si cela ne suffisait pas, les témoins commencent à recevoir de mystérieux coups de téléphones. À l'autre bout du fil, une voix leur débite d'incompréhensibles messages à toute vitesse, comme un disque passé en accéléré. Parfois, la communication se limite à une série de bip, ou à des bruits électroniques sans signification.

 Mais à certains moments les appels semblent provenir de personnes connues. Ainsi John Keel se retrouve t-il accusé d'avoir appelé un témoin pour lui donner rendez-vous, tandis que lui-même reçoit les appels d'un soucoupiste qui prétend lui donner des nouvelles de son épouse alors qu'il n'est pas marié. Bref, à Point Pleasant, le paranormal sonne aux portes, roule en Cadillac et il est abonné aux télécome.


 
INDRID COLD, DE LA GALAXIE GANYMÈDE



Poursuivant son enquête, Keel s'aperçoit qu'il existe une seconde catégorie de témoins. Il va appeler" contactés silencieux" ces individus qui ont eu des expériences peu banales avec des
soucoupes volantes et leurs "occupants", mais ont choisi de se taire. Pas tous, cependant. Notamment un certain Woodrow Derenberger. Ce dernier déclare avoir rencontré un extraterrestre nommé Indrid Cold, être quasiment semblable à un humain, bien que présentant un visage extrêmement bronzé. Derenberger, chauffeur de sa profession, rentre de son travaille le soir du 2 novembre 1966 lorsqu'il est dépassé par un objet étrange. L'objet, en forme de tube de vieille lampe à pétrole, se gare sur le bord de la route; en sort un homme souriant, les mains coincées sous ses aisselles. Il s'approche de Derenberger et le témoin sent avec stupeur des mots compréhensibles s'infiltrer dans sa tête. "Mon nom est Cold, Indrid Cold. Je dors, je respire, je saigne tout comme vous".
Derenberger va revoir son contact d'outre espace.Il affirme avoir voyagé jusqu'à une planète, Lanulos, située dans la galaxie de Ganymède (qui n'est pas une galaxie, mais un satellite de Jupiter et, de l'avis des astronomes, piètre candidat pour une forme de vie extraterrestre). Derenberger commence à faire parler de lui: il participe à des émissions de radio et reçoit la visite de passionnés d'ovnis. Un soir, au cours d'un débat chez Long John Nebel, sorte d'équivalent américain de Jacques Pradel, un auditeur téléphone pour raconter avoir lui aussi visité le même monde extraterrestre que celui décrit par Derenberger. John Keel se retrouve alors plongé dans l'univers des "contactés" et tente de donner un sens aux messages qu'ils reçoivent. Indrid Cold et ses semblables livrent des informations sur des évènements à venir. Certaines se révèlent exactes, constate Keel. D'autres sont fausses ou intégrées dans le temps de manière fantaisiste: par exemple, un drame prévu pour se produire à tel moment va arriver, mais pas à la date prévue. Keel commence aussi à recueillir des récits de cauchemars: certains habitants de Point Pleasant rêvent d'une catastrophe liée au fleuve Ohio. Mary Hyre se voit dans l'eau, nageant au milieu de paquets cadeaux. Keel prend les choses très au sérieux et s'attend à une catastrophe d'ampleur nationale pour le 15 décembre.

Mais il fait fausse route et, après avoir cru que le problème concernerait l'usine chimique implantée sur les rives du fleuve, il imagine que la nation va être plongée dans l'obscurité au moment de l'illumination du sapin de Noël de la Maison Blanche. Lorsqu'il apprend l'écroulement du Silver Bridge, il comprend enfin la réelle signification du rêve de Mary Hyre. Seulement il est trop tard.


 
LES INDÉCISES FRONTIÈRES DE LA RÉALITÉ



Que penser des événements de Point Pleasant ? Cette région de Virginie occidentale a-t-elle véritablement été envahie par les soucoupes, par l'homme-phalène et les MIB ?Il est bien difficile de répondre de manière univoque à une telle question... Peut-être faudrait-il plutôt se demander dans un premier temps si, à la place des témoins et de Keel, nous aurions vu les mêmes choses? John Keel situe le problème à ce niveau. Son livre témoignage, "The Mothman Propheties", paru en 1975 (et dans lequel il se met en scène comme s'il était lui-même un personnage de fiction) s'ouvre sur un épisode qui fixe l'enjeu.
Par une nuit orageuse, le narrateur tombe en panne sur une petite route de Virginie Occidentale et part chercher de l'aide dans une ferme repérée un peu plus loin.Il traverse un champ boueux avec ses chaussures de ville, son costume noir et sa petite barbichette. Là, il est accueilli plutôt fraîchement par un habitant qui croit voir le diable apparaître sur son perron. Keel note que cette histoire colportée de bouche à oreille risque de se retrouver un jour dans un recueil de contes folkloriques sur la Virginie occidentale.

Mais, s'il accumule ces tranches de vie locale aux frontières du fantastique, c'est aussi pour établir qu'au-delà de l'interprétation de chacun, il y a des événements et un contexte contraignant à choisir certaines interprétations plutôt que d'autres. Si les gens ont tendance à fantasmer, c'est qu'ils sont pris au départ dans un tourbillon événementiel qui les dépasse. Disciple insoupçonné d'Erwin Goffman, le sociologue américain spécialiste des interactions sociales, Keel décrit ces témoins comme autant de stigmatisés ou d'outsiders pour employer le terme en usage chez Howard Becker, autre sociologue américain de l'école interactionniste de Chicago. Les témoins portent leur expérience ovni comme une marque indélébile, un stigmate douloureux.IIs ne souhaitent pas en parler mais ne peuvent ignorer ou oublier ce qui leur est arrivé. Réduire leur expérience à un fantasme ne résout rien : même un "simple" cauchemar peut marquer votre existence jusqu'à vous rendre la vie impossible. Et les cauchemars n'ont pas toujours été attribués à des mécanismes complexes relevant de l'histoire personnelle et de la chimie du cerveau. TI fut un temps où ils étaient interprétés comme les signes d'une surréalité (et ils le sont encore hors des instituts de psychologie).

 
l'INVASION DE l'IMPOSSIBLE

Le récit de Keel montre comment l'existence de Monsieur Tout le Monde peut être envahie par des événements impossibles à expliquer de façon rationnelle. Quand c'est le cas, on se retrouve obligé d'inclure dans notre représentation du réel des êtres qui ne lui appartiennent pas. Le phénomène n'est pas nouveau et a été très bien décrit, pour ce qui est de la sorcellerie des campagnes françaises, par l'ethnologue Jeanne-Favret Saada. Face à l'accumulation d'événements dramatiques, les personnes qui en sont les victimes sont contraintes d'avoir recours à d'autres schémas, notamment la figure de l'ensorceleur, la plupart du temps un voisin dont on décode le comportement curieux: "TI ne regarde pas dans les yeux, il a caressé les bêtes d'un geste étrange, il vous a jeté un sort", etc. Mais, à Point Pleasant, les choses sont plus complexes: alors qu'on peut contester le statut de sorcier du voisin mis en cause par un "ensorcelé", les observations des témoins du cas Mothman précèdent leur réinterprétation de la réalité fantastique à laquelle ils sont confrontés, au lieu de la suivre comme dans les affaires de sorcellerie. Bien sûr, on interprète ce qu'on voit, qu'il s'agisse d'un Mothenan, d'un MIB ou d'un voisin sorcier. Un fait reste patent, qui pourrait aider à notre approche des mystères: parfois, il n'existe qu'un unique témoin à une déformation de la réalité; concernant d'autres faits, ils sont plusieurs. On peut alors affirmer que le paranormal commence quand plusieurs témoins décrivent un même phénomène "impossible".

Mais, curieusement, pour les spécialistes, ce n'est pas le critère le plus important. En effet, pendant des décennies, des témoins ont rapporté des phénomènes sans que personne ne s'y intéresse. Et pas uniquement les scientifiques,souvent accusés de récuser les faits sans analyse. Longtemps, la plupart des ufologues ont refusé de prendre au sérieux les récits d'atterrissages pour ne s'intéresser qu'aux seuls témoignages de soucoupes en vol. Dans les années soixante, les enquêteurs rejetèrent tout ce qui avait trait aux enlèvements ("abductions"). Aujourd'hui encore, les ufologues refusent de considérer que les expériences quelque peu inclassables - comme le cas Mothman - relèvent de leur compétence.


 
GAÏA, MÈRE NOURRICIÈRE DU MOTHMAN


Outre le caractère récurrent, la crédibilité est un critère d'analyse important. L'expérience doit être crédible par rapport à certains modèles culturels. Or le Mothman ne colle guère avec le modèle extraterrestre.Il ne correspond pas non plus aux théories des cryotozoologues. Le monstre du Loch Ness évoque un plésiosaure, le y éti un homme de Neandertal, mais de quel être disparu le Mothman peut-il être rapproché? Certains phénomènes ne trouvent ainsi pas plus leur place dans les théories scientifiques normales que dans les études paranormales. Le dernier recours pour les êtres fantastiques inclassables pourrait alors être Charles Fort, célèbre collectionneur d'événements extraordinaires, auteur du "Livre des damnés", qui se moquait de la science et supposait que des esprits malins faisaient pleuvoir des grenouilles sur nos têtes.
Keel est "fortéen", contrairement aux ufologues ou aux cryptozoologues soucieux d'être intégrés à la science. Car il doute que les ovnis et le Mothman soient d'origine extraterrestre. Pour lui, ces phénomènes ne s'intègrent pas à des faits scientifiques objectifs. TI s'intéresse moins à la taille et la couleur des ovnis qu'à leur effet sur les témoins. Il établit le rapprochement avec d'autres événements plus anciens et pense que les ovnis sont la manifestation contemporaine de quelque chose d'ancien, un phénomène terrestre naturel. Les ovnis ne sont ni des vaisseaux ni des manipulations de notre psychisme par une intelligence extraterrestre. Il s'agit bien d'une intelligence manipulatrice, mais elle est d'ici. Dans "The Eighth Tower", ouvrage sorti la même année que "The Mothman Prophecies", John Keell la rapproche de l'inconscient collectif du psychiatre suisse Jung et de la notion d'archives akhashiques popularisée par l'ésotériste René Guénon. Flagrant délit d'occultisme, alors? Pas si sûr... Keel fait référence à l'hypothèse Gaïa du scientifique britannique James Lovelock, selon laquelle la biosphère forme un organisme géant. Keel ne refuse pas les extraterrestres pour verser dans l'occulte mais pour donner plus de légitimité scientifique à sa théorie . Les vieilles théories occultistes (ou celle de Jung) étaient correctes mais Lovelock, dit-il "Ieur apporte la légitimité" qui leur faisait défaut. Keel apparaît donc comme un des premiers "écologiste des profondeurs" : la Terre porte un virus sur son dos, et ce virus c'est l'humanité. Le Mothman de Point Pleasant est le résultat de l'interaction entre le psychisme de la planète et le nôtre. Totalement subjectif, il est néanmoins irréductible à notre subjectivité.
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MessagePosté le: Jeu 17 Avr - 22:34 (2008)    Sujet du message: Publicité

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MessagePosté le: Jeu 17 Avr - 23:38 (2008)    Sujet du message: LE MOTHMAN Répondre en citant

 Me voilà incollable sur le Mothman  lolorc

  Les scientifiques veulent toujours trouver des explications rationnelles  face à certains phénomènes  mais tout ne relève pas de la science , le paranormal  est là avec sa part de mystères.
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MessagePosté le: Dim 20 Avr - 14:35 (2008)    Sujet du message: LE MOTHMAN Répondre en citant

Très bon dossier sur le Mothman, et qui donne un peu de sang neuf ;)
Alors pour continuer dans ce style, voici un autre dossier sur les Ummites... Info ou intox, mais qui donne matière à reflexion. certains termes sont un peu technique, mais bon... J'aime bien ce genre de lecture quelquefois :D et comme qui dirait " la vérité n'est pas ailleurs mais pas très loin ... pas très loin de nous"... allez, il faut pas mourir idiot ;)

Les Ummites (Oummains tels qu'ils se nomment dans les dernières lettres reçues en 2003 et 2004) disent être arrivés sur terre en mars 1950, dans la région de Digne, à la suite de la réception "accidentelle" d'un message en morse envoyé par un navire norvégien un peu plus de 16 ans auparavant. Trois nefs ont amené un corps d'expéditionnaires (de la planète UMMO, à 14,6 années de lumière) qui ont installé, probablement sur la Crête de la Blache entre Digne et la Javie, une première base (voir lettre D57). Ils passent un certain temps à analyser les coutumes, se promènent à Paris (et sans doute ailleurs), et évitent de faire parler d'eux. 
 
En 1966, Mr Fernando SESMA, animateur d'une association espagnole un peu " ésotérique ", et qui, dans un livre qu'il avait écrit, se disait en contact avec des extra-terrestres (d'autres), commence à recevoir des lettres. D'autres destinataires en recevront par la suite (34 espagnols et plusieurs français connus). Le contact se poursuit jusqu'en 1992 ou 1993 (suivant la validité donnée aux écrits de cette époque) principalement avec les espagnols et le français Jean-Pierre Petit. En juin 2002, Jean Pollion sort son livre "Ummo, de vrais extraterrestres" dans lequel il fait une analyse magistrale de la pensée et de la langue ummite. 
 
Ceci nous amène très rapidement à créer une liste de discussion scientifique "ummo.sciences" et le site en support. Et puis, 8 mois après la mise en place de cette liste, en avril 2003, le contact est renoué par la réception de trois lettres (NR-13, 14 et 15) dans un faible intervalle de temps de quelques mois. D'autres suivent... 
 
Il existe environ 180 documents répertoriés, représentant plus de 1300 pages de textes Ummites, mais il est possible que de nombreuses autres lettres existent (il est fait mention, dans une lettre de 1988, de 3850 pages originales, envoyés à plusieurs destinataires sous forme de copies représentant 160000 feuillets !). 
 
Ces lettres racontent l'arrivée sur Terre d'un petit corps expéditionnaire de scientifiques chargés de nous étudier, leur étonnement devant le polymorphisme et le désordre social des terrestres; Ils exposent leur sociologie qui tient du totalitarisme éclairé et du superorganisme à la Teilhard de Chardin, leur technologie en particulier celle de leurs nefs lenticulaires qui profitent de plis "aléatoires" de l'espace créés par un anti-univers (univers gémellaires) pour court-circuiter les distances astronomiques qui nous séparent, leurs moeurs, leur sexologie, la géologie et la géographie de leur planète monocontinentale, et également leur cosmologie, leur logique, leur philosophie et leur théologie. Leur système de mesures est duodécimal. Ils "prouvent" une infinité de couples d'univers "adjacents" et deux univers limites de type psychique, faits d'âmes collectives planétaires (le Buawe Biaie) et individuelles (les Buawaa), avec lesquelles les hommes sont directement reliés par des capteurs d'atomes de krypton situés dans le cerveau et l'ADN. 
 
Toutes nos particules ne seraient que des aspects d'une seule réalité fondamentale de type angulaire (l'Ibozo uu). Le style est ampoulé, redondant, professoral, dénué d'humour. Ils semblent ignorer la paresse, les arts (sauf celui des parfums), les notions de moyenne et d'arrondi et parlent de probabilité avec des décimales. Leur langage parlé et écrit permet deux discours simultanés disjoints et indépendants sans parler d'un troisième télépathique. Ils auraient déjà envoyé sur Ummo des reproductions tridimensionnelles de nos principales oeuvres. Ils prédisent une possible fin nucléaire de l'humanité qu'ils pourraient empêcher en intervenant sur nos chefs d'état qu'ils jugent tous fous et dangereux ( là, je suis d'acord ! :D) . Ils disent mélanger le vrai et le faux et qu'il ne faut pas trop les croire. Les connaissances scientifiques sont nettement au dessus du commun et nécessitent au moins un groupe structuré de rédacteurs. Ils ont utilisé plus de 1400 phonèmes, sans erreur d'utilisation entre les premières et les dernières lettres. Les "racines étymologiques" de ces phonèmes sont constantes dans le temps. Jean Pollion les a appelé des "soncepts". 
 
Depuis 1975 ou avant, un scientifique français, J-P .PETIT, a connaissance de ces lettres et en aurait reçu directement quelques une.. Les informations contenues lui ont permis, et il le reconnaît, d'établir diverses théories concernant la propulsion magnéto-hydro-dynamique (MHD), l'annihilation de l'onde de choc à des vitesses supersoniques, ainsi que la modélisation et le calcul d'un possible univers gémellaire. Cette dernière théorie, si elle est acceptée un jour par la communauté scientifique, remettrait complètement à plat la conception actuelle de notre univers en permettant d'expliquer deux points d'achoppement du modèle communément admis actuellement ; la masse manquante et le déficit en neutrinos solaires. 
Les Ummites n'ont, dans aucune lettre, à aucun moment, suggéré que leurs croyances puissent faire l'objet d'un quelconque " rite ". Et puis déjà, une religion existante depuis près de 2000 ans, dispense des préceptes tous comptes fait assez proches de ceux prônés par les Ummites au moins en ce qui concerne la morale et la survie de l'âme. La différence est que ces derniers disent baser leurs croyances sur la connaissance scientifique et semblent avoir éliminé les rites. 
 
Alors qui sont les auteurs? Le KGB, la CIA, les sectes, ont été soupçonnées, mais on ne voit aucune motivation ni les buts de cette opération ; Le KGB parce que les écrits attaquent sérieusement la conception de gouvernement communiste, la CIA parce que sans doute ils avaient d'autres moyens de déstabiliser Franco à l'époque, les sectes parce que les textes sont tout sauf sectaires et que pour le moment aucune secte ( si ce n'est quelques illuminés en Amérique du Sud) ne se réclame de la philosophie de ces écrits. Une autre hypothèse, celle d'un canular a aussi été avancée. 
 
Il a fallu du temps pour assimiler (bien imparfaitement sans doute) ces concepts tant ils sont riches d'un savoir que nous pouvons admettre tout en restant critique. Ce savoir sera t'il reconnu ou admis un jour par les scientifiques ? Il donne de toute façon matière à réflexion. Il n'existe que deux possibilités pour que ces preuves soient probantes : soit " ils " se font connaître d'une manière irréfutable, soit l'une ou l'autre des informations fortes (scientifiques ou non), inconnues au moment de la diffusion publique des lettres (livres de Ribera , de J-P Petit, diffusion Internet) s'avère exacte, par exemple : 
 
La variation du " red shift " (décalage vers le rouge des ondes E.M. en fonction de la vitesse d'éloignement) n'est pas constante mais est une fonction périodique non sinusoïdale.

Découverte des 86 paires d'atome de krypton en " extrémité " des chaînes d'ADN chez tous les êtres vivants.

Fréquence des impulsion d'activation des centres nerveux situés dans le plexus coroïdien ventro-latéral de 10368 hz

Découverte sur Mars de végétaux unicellulaires et pluricellulaires simples.

L'eau contenue dans le cytoplasme et le noyau des cellules est capable de mémoriser les radiations électro-magnétiques correspondant à une onde de 21,106 cm (environ 1421 MHz).
 
L'analyse et le décodage récent du vocabulaire, qui ne peut se confondre avec aucun vocabulaire terrestre, fait pencher la balance vers l'origine extra terrestre avec une probabilité importante. Qui plus est, la conception de l'Univers interprétée par les Ummites nous semble crédible. Les conséquences ontologiques sont également crédibles, et dans ce cas, importantes. 
 
Et pour les amoureux de ce genre de choses, voici le lien qui l'accompagne :  
http://www.ummo-sciences.org/  où vous trouverez quelques mots ummites traduits... eh oui! ... au-delà du réel, l'aventure continue ;) 


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MessagePosté le: Mar 22 Avr - 15:48 (2008)    Sujet du message: LE MOTHMAN Répondre en citant

2 dossiers interessants, on va pas mourir idiot Mort de Rire clindoeilnaine
je connaissais pas. merci à vous deux


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AnGeLiC_CoLoR
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MessagePosté le: Mar 22 Avr - 18:56 (2008)    Sujet du message: LE MOTHMAN Répondre en citant

lol, ne pas mourir idiot , c'est le but du jeu aussi, non ? sinon, à quoi ça sert qu'on se décarcasse ? smiley12
kissou à toi et merci d'avoir pris le temps de lire ces deux posts ;)


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MessagePosté le: Aujourd’hui à 19:49 (2017)    Sujet du message: LE MOTHMAN

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